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LOSS OF SEXUAL INNOCENCE, THE
Zone 1
Columbia
1999
Drame

Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - cc - Simple couche

Langages : Anglais Dolby Surround - Espagnol stéréo

Sous-titres : Anglais/Français/Espagnol

LOSS OF SEXUAL INNOCENCE, THE
La fin de l'innocence sexuelle
Réalisateur: Mike Figgis
Acteurs : Julian Sands, Saffron Burrows, Stefano Dionisi, Kelly MacDonald, Jonathan Rhys Meyers
Durée : 105 minutes
Suppléments : Commentaire du réalisateur.

Image      

C'est tout simplement sublime : le transfert à partir de la pellicule super 16 mm est particulièrement réussi et les couleurs (principalement chaudes) sont resplendissantes.

Son     

Un Dolby Surround discret et subtil, presque éteint (mais après tout le film n'est pas propice à une bande son explosive) qui se réveille pourtant par instants.

Menu     

Menus fixes et muets. Commentaire du réalisateur qui ne donne absolument aucune clé sur la signification de son film ou de telle ou telle scène, mais qui par contre abonde en explications diverses sur la forme, les lieux de tournage, les comédiens... On y apprend ainsi que le scénario avait été écrit par Mike Figgis, il y a 16 ans de cela (il a mis 15 années pour réunir l'argent nécessaire) et que celui-ci est en grande partie autobiographique. Le réalisateur a vécu en Afrique (au Kenya) jusqu'à l'âge de 7 ans mais par manque de budget, il n'a pu tourner là-bas. Il fit donc passer l'Angleterre pour le Kenya et y tourna l'intégralité du film en super 16 mm. Les scènes furent tournées très rapidement et certains dialogues (comme dans la cuisine au début du film) furent improvisés.

Film     

Mike Figgis, auteur entre autres de Leaving Las Vegas et One night stand (Pour une nuit en français) est un réalisateur qui s'intéresse avant tout aux relations humaines à travers notamment (et surtout) le sexe, aussi bien hétéro qu'homo.

Dans son dernier film, il est question non pas tant du sexe dans sa maturation et son accomplissement mais de sa découverte à travers la perte de l'innocence (sexuelle justement) en particulier par le regard. C'est en tout cas ce que voulait faire Mike Figgis. Mais c'est hélas à moitié raté. Car finalement, le film passe sensiblement à côté de son sujet et n'est que la chronique (annoncée ?) d'un adultère perpétré par le personnage et héro du film incarné par Julian Sands qui trompe sa femme dans le désert, pendant un reportage, avec son assistante (la très belle Saffron Burrows).

La construction choisie, un ensemble de scènes illustrant l'enfance, l'adolescence et la maturité sexuelles de son personnage collées les unes aux autres sans véritable ordre et entrecoupées par une métaphore filée (Adam et Ève modernes), qui d'ailleurs clôturera le film, rend l'oeuvre particulièrement laborieuse et prétentieuse (genre pseudo-intello). Le style de Mike Figgis fait de ralentis ultra esthétiques et de photographie super léchée, le tout sur fond musical (dont il compose lui-même certains morceaux), qui certes faisait le charme de ses précédentes oeuvres, énerve plus qu'autre chose ici. Reste alors les quelques très belles scènes du film qui se regardent comme autant de jolies cartes postales animées.

Chiant mais beau !

Par Renaud Moran


 

Critique - [p1]

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joe75  10/10 DVD Zone 1(pour la rédaction)