Une image très joliment contrastée, bien définie et sans aucune encombre.
Des pistes 5.1 remplissant parfaitement leur office pour une comédie romantique : bien relayer les musiques, étoffer les bruitages sur les avants, et proposer des dialogues claires.
Le néant total.
Birdee est invitée à une émission TV de grande écoute par sa meilleure amie. Contrairement à ses attentes, Birdee n'a pas été conviée pour parler maquillage et diététique, mais pour apprendre que son mari la trompe et qu'il ne l'aime plus. Le choc va être dur à encaisser, d'autant plus qu'elle renoue avec son passé en retournant vivre chez sa mère (avec sa jeune fille), et que sa réputation détestable d'ancienne reine de beauté la précède...
Si Forest Whitaker demeure un acteur extrêmement charismatique et talentueux, on ne peut pas en dire autant de sa carrière parallèle de réalisateur. Cinq films à ce jour à son actif, dont quatre peu ou pas du tout connu de notre côté de l'atlantique et qui, lors de leur sortie, ont connus un bide relatif. Mais Whitaker ne baisse pas les bras et persiste à mettre en scène des comédies dramatiques à l'eau de rose. Voici donc son troisième métrage datant de 1998, Ainsi va la vie (Hope Floats en anglais), dans une édition aussi light que le film en lui-même. Car en dehors de la vedette, tenue par Sandra Bullock, rien ne permet à la bobine de se démarquer des centaines de drames du même genre, où "une femme au coeur brisée apprend à bâtir une seconde vie". Whitaker sait certes se montrer plus malin qu'une poignée de réalisateurs en épargnant au spectateur une quantité de clichés auxquels on s'attend toujours lorsque Bullock pointe son joli minois, mais il ne va malheureusement pas jusqu'au bout de son idée, et retombe dans un cinéma pré formaté durant le quart d'heure final. Ainsi va la vie fera passer un agréable moment aux moins exigeants d'entre nous et aux amoureux de Sandra Bullock, les autres s'ennuieront ferme...
Par Gui