Paramount nous livre un transfert de premier choix pour cette édition d’un des classiques de Jerry Lewis et ce malgré quelques petits défauts inhérents à l’âge du film. On note une nouvelle fois un grain omniprésent et quelques petites poussières mais ces petits soucis sont très vite mis de côté au profit d’un transfert aux couleurs éclatantes et parfaitement saturées et d’une définition pointue.
Une nouvelle fois la piste mono anglaise l’emporte sur son homologue française en terme de dynamique d’ensemble. Les ambiances y sont plus percutantes et les dialogues mieux ciselés. La piste française n’est cependant pas à jeter au panier. Celle-ci est claire malgré un léger souffle sur les dialogues. Toutefois, un Jerry Lewis se découvre en version originale.
A l’instar de l’édition de Cendrillon aux grands pieds, Jerry Lewis et Steve Lawrence nous livrent un commentaire audio intégral du film mais ce dernier se montrent indigne de porter l’appellation de commentaire audio tant les deux hommes n’ont rien à dire et optent d’ailleurs souvent pour le silence prolongé. Pas de bêtisier pour cette édition mais la bande annonce cinéma, e teaser et tout un lot de documents d’archives : Scènes coupées (2), scènes supprimées (2), un petit messages de Jerry Lewis pour un association de malades, un module sur la construction du plateau, un autre sur les répétitions des chorégraphies et enfin les auditions.
Après avoir été mis à la porte par sa petite amie, Herbert, complètement déprimé, décide de ne plus jamais tomber amoureux et de rester célibataire toute sa vie. Parallèlement, il décroche un travail dans une pension de jeunes filles ! Dur pour un futur « célibataire » de résister aux avances de jeunes filles déchaînées.
Pour sa seconde réalisation, Jerry Lewis s’en donne à cœur joie et nous livre une comédie menée sur un rythme endiablé où le clown (pour ne pas dire les clowns, car il est à la fois l’Auguste et le clown blanc) se laisse aller à un véritable festival de grimaces en tout genre et à des situations tout bonnement hilarantes. Embrumée dans un parfum tout droit sorti des années 60, cette comédie est un pur moment de bonheur.
Par Pascal Faber