Paramount nous livre des transferts sensiblement identiques aux passages télévisés. On note par moments un léger grain plus ou moins présent et quelques rares défauts de compression mais dans l'ensemble, la facture générale se montre très positive. Les masters sont propres, les couleurs parfaitement saturées, une définition globalement bien pointue et des contrastes, qui si par moments auraient pu se voir un peu plus poussés, nous procurent une profondeur fort plaisante.
Les mixages Dolby Surround anglais et français font très correctement leur boulot dans la restitution des dialogues sur la voie centrale et distillant habilement les différentes ambiances sur les canaux arrières. La spatialisation, sans être des plus précises, parvient à nous offrir un relief fort agréable lors des scènes de confrontation.
Deux coffrets vides de tous bonus. Dommage !
Elles sont trois soeurs et découvrent qu'elles descendent d'une longue lignée de sorcières, ce qui les pousse à se battre contre les forces maléfiques et parfois, entre elles. Les jolies soeurs Halliwell héritent de la maison de leur grand-mère et découvrent le "livre des Ombres" où elles apprennent que chacune d'elles a un pouvoir unique. Prue peut faire bouger les objets, Piper est capable de figer le temps et Phoebe lit l'avenir. Mais même si elles sont fortes séparément, c'est seulement en oubliant leurs différences et en formant le "pouvoir des trois" qu'elles pourront protéger les innocents et vaincre le mal.
La série qui en est aujourd'hui à son 150ème épisode (septième saison) peine un peu au démarrage, cette première saison nous montrant de jeunes sorcières encore au stade de l'apprentissage de leurs pouvoirs et nous présentant grossièrement les personnages et l'univers dans lequel elles vont évoluer. Le principal défaut de cette première saison repose sur son côté Buffy en version plus soft : un démon ou sorcier à éliminer à chaque épisode (sans les bastonnades et coups de pieds retournés de Sarah M. Gellar) et un aspect un rien guimauve malgré le tempérament bien trempé des principales interprètes.
Quoiqu'il en soit, la série fut immédiatement adoptée par le public adolescent (la fin de Buffy n'y est peut être pas pour rien) et il faut bien reconnaître que l'on suit le parcours de ces trois charmantes sorcières avec beaucoup de plaisir. Espérons que la maturité viendra avec les saisons suivantes et que l'on assistera à des affrontements plus musclés pour plus de plaisir.
Par Pascal Faber