Si l'on occulte quelques fourmillements dans les arrières plans et une définition pas toujours très précise, l'éditeur s'en très honnêtement. Les couleurs sont chaudes et vibrantes, les contrastes généreusement appuyés, nous procurant ainsi une belle profondeur de champs et l'ensemble accuse une bonne luminosité ambiante. En deux mots, une facture très correcte mais qui aurait pu se montrer un rien plus soignée.
Que l'on opte par la piste Dolby Digital 5.1 anglaise ou bien pour son homologue québécoise, on ne sera pas déçu par la balance et l'utilisation des différents canaux. Les dialogues sont clairs et se détachent à merveille des différentes ambiances délivrées sur les canaux arrières. L'ensemble accuse une belle dynamique et l'on regrette que le caisson de basses de se mettent pas plus souvent en branle.
Seul bonus, un lot de bandes annonces.
Alors que l'Amérique est en guerre avec la confédération des pays Arabes, voyant ainsi ses stock de pétrole friser le niveau zéro, l'analyste de Wall Street Tom Hanson accepte de s'occuper de la fusion d'une société russe avec celle d'un des plus gros client de son agence. Mais Hanson va très vite se rendre compte que ce Deal cache quelque chose de malhonnête...
Christian Slater qui cherche par tous les moyens à regagner les faveurs des studios et du public en s'évertuant à trouver des scénarios plus « profonds » et plus matures manque une nouvelle fois son coup en tentant de marcher sur les traces de son aîné, Tom Cruise. Car ce Deal n'est vraiment pas très éloigné de La Firme de Sidney Pollack et l'acteur avait du entrevoir une possibilité de faire une apparition remarquée dans un thriller politique. Malheureusement, et ce n'est pas entièrement sa faute, la mayonnaise à bien du mal à prendre et l'on s'enlise dans des conflits d'intérêt qui non seulement nous dépassent mais ne nous passionnent en rien. On suit donc les recherches et coups bas vécu par ce jeune courtier mais la tension ne monte jamais à son comble. Résultat, on reste simple spectateur et l'on ne ressent jamais l'envie de s'engouffrer dans ce monde de la finance peupler de requin ne pensant qu'au bien être de leur portefeuilles. Dommage !
Par Benjamin Bach