Un master compatible 16/9 bien lumineux mais la majorité des scènes est marquée par une présence trop appuyée de grain vidéo. Le traitement des couleurs voulu par le chef opérateur est très bien respecté et la saturation excellente. La définition générale est tout à fait convenable et on ne notera aucun problème de compression mis à part sur certains arrières plans.
Un Dolby Digital 5.1 anglais très dynamique qui prend toute son ampleur lors des passages musicaux. Les voies arrières font parfaitement leur boulot et retranscrivent parfaitement les ambiances. Le soin particulier apporté au son par Reynolds est ici parfaitement rendu. Une piste Dolby Surround québécoise est également présente. Celle-ci n'a pas le même relief que la piste anglaise mais n'en demeure pas moins très claire et de bonne facture.
Un menu fixe et muet. Coté suppléments, Warner nous offre la bande annonce et un commentaire audio du réalisateur, Kevin Reynolds, en compagnie de Samuel L. Jackson, de Clifton Gonzalez-Gonzalez et du scénariste Scott Yagemann. Celui-ci reste malheureusement très technique. Reynolds nous y parle de l'importance de la musique, de la conception de tel ou tel plan et très peu des comédiens. Samuel L. Jackson essaie tant bien que mal d'apporter un peu d'humour à ce discours très didactique mais sans vraiment y parvenir. Il ne s'agit en fait ni plus ni moins qu'un commentaire aussi (in)intéressant que le film.
15 mois après avoir été poignardé par un élève, le professeur Garfield (Samuel L. Jackson) reprend du service dans une école où la violence règne.
Quand Kevin Reynolds, (Waterworld), veut faire dans le social en capturant l'essence des milieux défavorisés où les gangs sont rois, il faut s'attendre à un tout autre traitement que le mièvre Esprits Rebelles avec Michelle Pfeiffer. Mais tout le monde ne s'appelle pas Oliver Stone !
Reynolds adopte ici des effets de caméra et de montage peut convaincants et peu efficaces. Toute sa mise en scène est basée sur l'effet et il en résulte une distance entre le traitement visuel et l'histoire à proprement parler. Toute l'attention du spectateur se voit distraite par ce traitement inutilement boursouflé.
Si le film tient malgré tout la route, c'est essentiellement dû à l'interprétation de Samuel L. Jackson qui donne à son personnage une belle vérité. Mais tout ceci reste du déjà vu.
Par Pascal Faber