Comme ce fut le cas pour les saisons précédentes, hors la première à bannir pour son format 4:3, la compression, même imparfaite, se montre d'une fluidité acceptable et l'on oublie facilement les fourmillements sur certains arrières plans et le léger grain présent sur de nombreuses séquences. La définition bénéficie d'un beau piqué, les couleurs se voient parfaitement saturées et les contrastes bénéficient d'une belle profondeur.
La piste anglaise Dolby Digital 5.1 se montre un cran au dessus de la piste Dolby Surround française, du moins en terme de finesse et d'équilibrage entre les ambiances et les dialogues. En effet, ces derniers sont bien trop mis en avant sur la version française et accusent une fâcheuse tendance à étouffer le reste. L'ensemble demeure très acceptable mais l'on préfèrera la dynamique de la piste anglaise.
Outre les résumés des épisodes, on ne trouve pas grand-chose à se mettre sous la dent et les fans ne maîtrisant pas parfaitement la langue de Shakespeare seront une nouvelle fois lésés. En effet, les cinq commentaires audio (Peter Bogdanovich, Steve Buscemi sur l'épisode qu'il a réalisé, Mike Figgis, Rodrigo Garcia et Drea de Matteo) se voient une nouvelle fois et comme c'est désormais la coutume sur les DVD Warner, exempt de sous-titres français. En revanche, les anglophones seront aux anges et l'on se délectera tout particulièrement du commentaire de Steve Buscemi, suivi de près par celui de Mike Figgis.
Sa séparation n'est toujours pas réglée. La fiancée de son neveu est devenue un dérivatif. Son cousin, libéré sur parole, dégage de mauvaises vibrations. Son rival en affaire cherche à se venger. Sa psychiatre ne veut pas prendre de participation dans l'épisode « Deux Tony sinon rien ». Voilà de quoi démoraliser n'importe quel chef de la mafia. Rien ne ressemble aux Sopranos, pas même les enfers.
La série, qui tout en préservant sa marque de fabrique, commençait à s'essouffler lors de la quatrième saison par des situations un rien redondantes et des rapports usés, revient en force avec cette cinquième saison et force est de constater que le personnage tenu par le toujours excellent Steve Buscemi (et qui se vit confier la réalisation d'un des épisodes de cette saison) n'est pas étranger à ce regain de vitalité. Un cousin venu certes de nulle part mais qui intègre la famille de façon pas si intègre que ça, apportant avec lui nombre de conflits et de rebondissements permettant aux personnages l'entourant de reprendre un nouveau souffle et une nouvelle vitalité.
Des personnages toujours aussi bien campés, une interprétation toujours sur le fil du rasoir : une mafia au sommet !
Par Pascal Faber