New Line nous a habitué depuis maintenant quelques années à des éditions soignées et l’éditeur ne failli une nouvelle fois pas à la règle. La compression est impeccable, d’une très belle fluidité ambiante et le transfert se voit renforcé par une définition aux petits oignons. La palette colorimétrique nous propose des teintes naturelles et l’ensemble bénéficie d’une saturation à toute épreuve. On ne notera que quelques petits défauts mineurs qui se font très vite oublier.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise rempli très correctement son office grâce à une belle dynamique d’ensemble et une clarté indéniable dans la restitution des dialogues et des différentes ambiances sur les canaux surrounds. Et si chaque canal se voit habillement sollicité, la piste DTS anglaise lui fait fièrement la nique en renforçant le relief et accentuant un dynamique déjà bien efficace.
En terme de bonus, tout cela reste bien formaté et très conventionnel. On trouve en premier lieu un bêtisier (2mn05) bien trop court pour nous soulever des éclats de rires, cinq scènes coupées (5mn42) ou alternatives sans grand intérêt, quatre featurettes ne relevant guère plus que du promotionnel et enfin la bande annonce du film et autres émanant du studio.
Andy McShane, un agent secret, est forcé de faire équipe avec une personne qu'il n'apprécie guère. Tous deux seront chargés d'arrêter des trafiquants d'armes sévissant à San Francisco.
Et voilà encore un film qui ne révolutionnera pas la comédie. Surfant sur une vague mille fois éculée, le réalisateur Les Mayfield, à qui l’on doit quelques beaux nanars tels que Flubber ou encore 2010, s’essaie là où d’autres avaient réussi (48 heures…) en espérant ainsi renaître de ses cendres. Malheureusement, une "belle" affiche (toutes proportions gardées) ne suffit pas : si l’on met dans les mains d’un réalisateur moyen un scénario bidon, on n’obtiendra guère qu’un film très moyen. Et nous en avons encore une fois aujourd’hui la preuve. Bien sur l’ensemble reste sympathique mais cela est essentiellement du à la verve et au charisme des comédiens qui tentent de se dépatouiller autant que faire se peut. Alors on n’échappe pas à quelques vannes bien senties, quelques situations bien cocasses faisant ainsi réagir nos zygomatiques, mais on reste au final sur notre faim et l’on se prend à rêver à un cinéma comique hollywoodien plus original.
Par Stéphane Mille