Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - cc - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français Dolby Surround
Sous-titres : Anglais / Français
Sony nous propose un transfert des plus soigné pour ce film toujours inédit dans nos contrées. La compression est idyllique, les contrastes parfaitement gérés et la palette chromatique rend un bel hommage au travail du directeur de la photographie. L'image se montre globalement bien définie même si par moment l'ensemble est un rien trop lisse.
Sans réellement faire de vagues, la piste Dolby Digital 5.1 anglaise nous offre un relief en parfait harmonie avec l'univers du film : les dialogues sont parfaitement ciselés, préservant ainsi toute leur dynamique et leur clarté, la bande originale se voit superbement distillées sur les différents canaux et les voies surrounds se voient habilement sollicités et ce dans un souci de réalisme. La piste Dolby Surround française se montre certes moins précise en terme de spatialisation mais tire joyeusement son épingle du jeu.
En bonus, on ne trouvera qu'un lot de bandes annonces.
Quand Brenda Martin, une femme célibataire de race blanche, déclare que sa voiture a été volée et que son enfant se trouvait sur la banquette arrière, endormi, le détective Lorenzo Council prend l'enquête en main. L'attitude de la police vis-à-vis des minorités du quartier ne fera qu'envenimer la situation et l'enquête n'en sera que plus délicate.
Si l'on ne doute pas des bonnes intentions de Joe Roth dans la mise en place de ce pseudo thriller, il faut malheureusement reconnaître que l'on s'ennuie ferme tout au long de cette enquête mené par un Samuel L. Jackson heureusement très en forme. Car l'une des seules choses à sauver ici, est sans conteste le jeu et l'investissement des deux comédiens principaux. Jackson et Julianne Moore font preuve d'un courage incommensurable pour donner vie à des personnages évoluant dans une espèce de vide sidéral. Certes on suit le déroulement des choses, on regarde, mais jamais on adhère et jamais les scénaristes ne nous entraînent sur de fausses pistes pour mieux nous retourner. Tout cela demeure très conventionnel et l'on reste indéniablement sur notre faim alors que l'on pouvait attendre beaucoup mieux avec une aussi belle affiche.
Par Benjamin Bach
Critique - [p1]
Menus [p1]