Un transfert de qualité qui malgré un léger grain occasionnel et quelques fourmillements rend toute la tension du film. Une définition précise, des teintes naturelles et un beau rendu bleuté des scènes sous marines, des contrastes d'une belle profondeur, et une compression dénuée d'artéfacts majeurs. Du bon travail.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise remplie son office avec une belle générosité et ce même si l'on aurait aimé un relief plus accru sur les voies surrounds. Quoiqu'il en soit, les ambiances climatiques nous parviennent avec une belle dynamique et ne prennent jamais le pas sur les dialogues. Ces derniers demeurent clairs et suffisamment agressif pour atteindre leur but. On trouvera également une piste DD2.0 mais cette dernière bénéficie d'une spatialisation moins large et moins précise.
Outre quelques bandes annonces, le making of Open Water 2 (20mn05) est le seul bonus de cette édition. Les principaux intéressés abordent l'écriture du scénario et leurs volontés artistiques quant au tournage de cette « sequel ». Malheureusement tout reste bien trop en surface et l'on se lasse très vite.
Une petite croisière luxueuse tourne au cauchemar pour un groupe d'anciens étudiants quand ils se rendent compte qu'ils ont oubliés de baisser l'échelle du bateau avant de plonger. Résultat ? Impossible de remonter à bord, à plusieurs miles des côtes.
En cherchant à nous refaire le coup de Blairwitch (reprendre la base d'un film ayant couté peu d'argent et en ayant rapportée un bon paquet pour en faire une soit disant « suite », ou second volet), les scénaristes et producteurs font, mine de rien, preuve d'un manque flagrant d'imagination avec cette nouvelle aventure en eaux profondes. Mais il faut bien reconnaitre que les choses fonctionnent plutôt pas mal et l'on se surprend presque à sentir la panique nous gagner en même temps que les protagonistes. Certes le manque sidéral d'originalité peu faire pitié mais on sait dès le départ ce que nous nous apprêtons à regarder. Et le fait est que l'on se surprend à apprécier les choses alors que l'on s'attendait indiscutablement à tomber devant une grosse série Z. C'est donc avec un plaisir coupable que l'on suit les déboires de cette bandes de jeunes et ce même si les requins ne sont plus à l'ordre du jour. Après tout, le scénario est sensé s'inspirer de faits réels.
Par Stéphane Mille