Columbia
1998
Science Fiction
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - DTS - Double couche
Interactivité : standard
Menu Pop-up : oui
Menu de navigation : oui
Langages : - Anglais DTS-HD Master Audio et True HD 5.1 / Français True-HD5.1 / Espagnol DD5.1
Sous-titres : Anglais / Français / Espagnol...
Critique Image
Les trois versions du film ont toutes bénéficié d'un nouveau master numérique Haute Définition et les redécouvrir par le biais d'un transfert AVC / 1080P relève tout simplement du bonheur à l'état pur. Même s'il demeure toutefois évident, au regard des standards actuels pour les films récents, que le film est âgé de trente ans (certains plans se montrent outrageusement granuleux), on ne peut qu'applaudir devant une telle réussite. Il ne nous avait jusqu'ici jamais été offert une telle expérience visuelle pour ce chef d'oeuvre de monsieur Spielberg. Le traitement colorimétrique enchante, tant par son parfum naturel dans les tons de peau que dans la saturation des rouges et des bleus qui émanent du vaisseau mère (et ce quelle que soit la version choisie). Si certaines séquences peuvent se montrer un rien plus douces que les autres, le niveau de détails demeure tout bonnement excellent et la très belle gestion des contrastes nous permet de bénéficier d'une profondeur de champs enchanteresse pour un film de cet âge. Parmi les petits défauts, on notera un peu de bruit omniprésent (plus ou moins marqué selon les plans) mais cela ne gêne en rien la redécouverte. Certains pourront afficher un léger parfum de déception au regard de ce qui se fait aujourd'hui en matière de Haute Définition, mais au regard du matériau d'origine, on ne saurait ne pas apprécier un visionnage dans de telles conditions.
Critique Son
Pour redécouvrir le film dans sa version originale, vous aurez le choix entre deux mixages : DTS-HD Master Audio 5.1 (Spielberg oblige ; n'oublions pas qu'il est le grand défenseur du son DTS) et True-HD 5.1 ; la version française devant quant à elle se « contenter » d'une piste True-HD5.1. L'une comme l'autre nous font profiter du spectacle dans des conditions de premier choix. Après une première partie essentiellement consacrée aux dialogues (par ailleurs divinement clairs et distincts et dotés d'une dynamique exemplaire), l'arrivée des petits hommes de l'espace est un enchantement de tous les instants (encore une fois compte tenu des éléments d'origine) et la musique de John Williams trouve ici deux alliés pour défendre sa partition. Du côté des surrounds, le relief sait se faire subtil dans sa première partie, n'abusant jamais des effets et nous offrant une spatialisation des plus cohérentes, alors que sur la deuxième partie, chaque enceinte se met en branle, nous immergeant au mieux dans cet univers d'une incroyable richesse (diable que le caisson de basses est efficace). On notera parfois une légère saturation due également à l'âge du matériau d'origine mais ces artéfacts demeurent suffisamment rares et peu dérangeant pour se faire très vite oublier. Dommage toutefois de devoir se coltiner les sous-titres anglais, incrustés dans l'image, lors des passages où Truffaut converse avec ses homologues anglais.