Une belle définition dans l’ensemble. Le début du film est légèrement granuleux et accompagné des invariables taches blanches et noires présentes sur tous les Bebel de la collection. Rien d’alarmant cependant. Enfin, la grisaille permanente du ciel accentue la tendance froide des couleurs.
Mono était, mono est et mono sera ! Dialogues et musique s’harmonisent à merveille, sans saturation, les bruitages d’ensemble ne sont pas en reste. Contrairement à ce qui est écrit sur la jaquette il n’y a pas d’anglais.
Interview exclusive de Philippe Labro de 25 minutes. Celui-ci revient sur les origines du film, sur le démarrage à la James Bond, le choix du méchant, l’importance qu’à le moindre rôle. Il décrit L'alpagueur comme un film d’action, très physique. Belmondo court, s’échappe, saute. Il nous raconte les mésaventures de Bebel lors de la course derrière le camion citerne. Il revient enfin sur les nombreuses qualités humaines de Bebel: travail, loyauté, sérieux… j’en passe et des meilleurs. Interview intime et profonde du réalisateur, au cœur de ses émotions et de ses souvenirs.
Une maigre galerie de 6 photos et une affiche nous sont proposées. Le nombre des filmographies lui aussi a été réduit au minimum: Bebel, Cremer et Labro. Enfin pour finir trois bandes annonce et contrairement aux habitudes, il n’y pas celle du film !!! (Peur sur la Ville, Cartouche et Flic ou Voyou).
Chasseur de prime au service de la police, Belmondo a pour mission de mettre hors d'état de nuire un dangereux criminel, qui tue aussi froidement ses victimes que ses complices afin que personne ne puisse le reconnaître.
Polar glacial et très physique, ce film repose sur un scénario ingénieux mettant en scène un Bebel moins rigolo qu’à l’accoutumé, aux méthodes aussi expéditives que redoutables. En effet face à un Bruno Cremer, parfaite incarnation de cet impitoyable assassin (toutefois tendre avec les jeunes hommes et ses associés d’une heure), il fallait une réponse à la hauteur.
Le manque de rythme que reconnaît Philippe Labro dans sa réalisation rend finalement l’histoire encore plus terrible et noire. La musique de Michel Colombier très justement dosée, plonge encore davantage le spectateur dans cette ambiance oppressante.
Un polar peu Hollywoodien puisqu’un peu lent (sans explosion tout les sept minutes) mais qui tient tout de même la route.
Par Sabine Callies