Vraiment belle. Bénéficiant d'un transfert 16/9 l'image est admirablement définie. Les couleurs sont chaudes (peut-être même parfois trop) mais ne saturent jamais. La compression ne fait pas défaut avec toutefois certains arrières plans légèrement tremblotant.
Energique mais sans finesse, la piste DD 5.1 anglaise n'est pas avare en effets surround. Les voix mixées en retrait, sont parfois peu intelligibles dans la confusion sonore qui règne dans certaine scènes.
La piste québécoise, posséde elle aussi une belle dynamique mais souffre en revanche d'un doublage peu convaincant
Un menu fixe mais musical proposant le minimum autorisé : une bande annonce du film (en 1.85 16/9) et les filmographies des principaux acteurs
Un film rock and roll. On a déjà entendu 500 fois le refrain (comprenez l'histoire) mais la mécanique rodée à merveille fait des miracles. Un casse finissant en boucherie, un partage du butin finissant en boucherie et un affrontement final finissant en boucherie. Rien de bien original donc, mais pour peu que l'on ne soit pas réfractaire au genre, 3000 miles to Graceland constitue un spectacle bien violent de qualité et sans temps mort.
Soutenue par une réalisation un peu trop plate mais rehaussée par un montage épileptique (servant admirablement le récit ici) le film de panache gentiment les genres. Film noir, road movie, western et même comédie, il se paie le luxe de quelques séquences oniriques (le duel entre kevin Costner et d'un flic en plein milieu du désert sans aucune parole).

Servi par un casting de luxe dont il se permet de faire disparaître certaine têtes d'affiche très tôt dans le récit (sans nous faire le coup des flash-back, histoire de rentabiliser les cachets). Particulièrement en forme, Kurt Russell (qui a du lever de la fonte pour le rôle) apparaît ici mieux en forme que dans Los Angeles 2013. Costner, en perpétuelle recherche de rédemption depuis Waterworld, campe ici un méchant vraiment méchant.
Par Georges Léger