AKIRA LA RESURRECTION ! c'est ce qui vient immédiatement à l'esprit lors des premières images du film.

La présentation du long métrage sur ce DVD a été effectuée à partir d'un transfert haute définition du négatif original. Après une numérisation et un soin particulier apporté au nettoyage digital des poussières et autres griffures, la colorimétrie a été totalement repensée. Par ailleurs, un transfert 16/9 et un label THX se devaient de compléter cette édition hors norme.
Résultat : une copie exemplaire, très propre, dont le grain a quasiment disparu (éliminé par traitement numérique) et une définition qui atteint des sommets, magnifiée par un transfert 16/9. La luminosité et le contraste, en parfaite adéquation, combiné à ces caractéristiques donnent au le DVDphile un spectacle de tous les instants, tant à l'avant que dans les arrières plans très précis (y compris dans les ruelles très sombres de la trop agité Neo-Tokyo).
L'étalonnage des couleurs à elle aussi profité d'un lifting. La palette est tellement saturée qu'on a l'impression de ne jamais avoir vu Akira comme cela : les rouges sont tellement rouges qu'il en baveraient presque et qu'à défaut, certains en deviennent fluorescents (les tatouages du clown) tandis que d'autres engendrent un léger bruit de chroma (la moto de Kaneda). Toutefois cela ne nuit en rien à la beauté de l'ensemble, et même au contraire : Néo-Tokyo prend des couleurs jamais imaginées et l'image y gagne encore en relief et en vie. Magnifique !
A défaut d'être une référence, la compression mpeg 2 s'en tire plutôt bien. Pourtant, on aurait pu craindre le pire avec la saturation exagérée des couleurs et le bruit de chroma qui a tendance a entraîner des blocs de compression sur les surface unies : les défauts se limitent à quelques fourmillement épisodiques dans les arrières plans. La sur-accentuation légère de l'image aurait pu ,elle aussi, compliquer le travail d'encodage en produisant des artefacts le long des contours. Heureusement, il n'en est rien. La gestion habile de l'espace du DVD double couche qui contient le film et rien que le film, y est sans aucun doute pour quelque chose...
Au final, l'image d'Akira surpasse de très loin toutes les éditions analogiques précédentes. Elle va même jusqu'à faire oublier la vision du film tel qu'il a été vu en salle. Un comble !