ENEMY AT THE GATES
Paramount
2001
Guerre
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - cc - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français (Québécois) Dolby Surround - Anglais Dolby Surround
Sous-titres : Anglais
Critique Image
D'entrée, le respect de la colorimétrie froide (guerre + Stalingrad ne pouvant donner qu'un décor bien grisâtre) saute aux yeux. L'image est donc volontairement terne jonglant habilement entre le marron et le gris (seules les séquences d'intérieur dans les QG offrant une lumière plus chaude). Le seul inconvénient de ce type d'image, c'est qu'une compression défaillante se voit très facilement, d'autant plus que les fumées blanches sont aussi souvent de la partie. Si le DVD n'échappe donc pas à des arrières plans mouvants, le fait qu'il s'agisse d'une exception s'avère être un motif de satisfaction énorme.
Du point de vue de la définition: même si elle demeure excellente, on reste un tout petit peu sur sa faim, les contours n'étant pas toujours d'une précision absolue surtout quand ça bouge.
Malgré quelques légères imperfections, on est en présende d'un bon boulot (la copie est superbe et le contraste bien appuyé) comme c'est souvent (toujours) le cas chez Paramount.
Critique Son
Ceux qui ne prêchent que par la VF devront attendre la sortie du zone 2 dans quelques semaines. La piste française qui de plus s'avère être un doublage québécois n'est qu'en Dolby Surround. Cette dernière pêche par un manque de dynamique flagrant et c'est bien dommage car la répartition des canaux est performante, les arrières étant particulièrement présentes pour ce type de mixage. Outre un doublage convaincant, la VQ a le mérite énorme de nous priver de la voix de doubleur habituel de Stallone qui en VF a été attribué à Kruschev (Bob Hoskins), ce qui fait assez désordre même si on est désormais bien loin de toute guerre froide.
La piste anglaise en DD 5.1 (il existe également un mixage anglais en Dolby Surround mais l'intérêt demeure bien faible si on possède un ampli décodant le DD) assure un spectacle sonore de haute tenue comme on peut le constater très rapidement avec l'ouverture sur la bataille de Stalingrad où les russes chargent désespérément sur des allemands bien organisés. Ce massacre horrible prend des allures encore plus impressionnant avec cette virulence dans les effets qu'une répartition habile des canaux ne fait que renforcer. On en vient même à féliciter que la dynamique ne soit pas trop poussée (l'expérience traumatisante de la bande son du Soldat Ryan restant à ce moment forcement en mémoire). Une chose est sûr : la bande son réussit à sublimer chacun des duels entre les deux snipers et leur affrontement possède même un impact encore plus marquant qu'en salle.
L'excellence du son en home cinéma a encore frappé !