Comparé au premier opus Chinatown, la qualité de l'image de cette suite a de quoi surprendre. Le film a 10 ans de moins et pourtant la pellicule est nettement plus abîmée. Le master est loin d'être stupéfiant. L'ensemble manque de piqué et les couleurs ne sont pas aussi flamboyantes. Le plus gênant, ce sont les nombreux points blancs qui parsèment le film. Alors, Messieurs de Paramount, vous nettoyez le film original mais pas sa suite ?
Dolby Digital Anglais 5.1 de très bonne facture. L'utilisation à bon escient des différents canaux permet de recréer avec réussite l'ambiance sonore du Los Angeles des années 50. Les dialogues sont bien distincts. Les effets et le grave ne sont pas souvent sollicités mais sont efficaces dans leurs quelques intrusions. La musique a une très belle ampleur. Une plus grande dynamique aurait été souhaitable.
Dolby Surround Anglais d'un bon acabit même s'il est moins précis que le 5.1. La stéréo avant est moins prononcée mais cette bande-son reste très correcte.
Dolby Surround Français usant avec bonheur des vrais voix françaises. Heureusement pour le doublage de Nicholson ! Comme d'habitude le passage en VF nous fait perdre de la clarté et de la dynamique mais c'est le lot de tout doublage ! On ne pourra jamais rien y faire...
Vous cherchez quelque chose ? Passez votre chemin ! Nous sommes ici chez Paramount et comme la majorité des DVD de l'éditeur (à part General's daughter et Apocalypse now,NDLR), nous ne trouverons qu'une bande-annonce à nous mettre sous la dent. Les menus sont fixes et muets et le graphisme de l'ensemble ne rattrape pas les choses.
Critique technique par Thomas Douineau.
Difficile de faire une suite à un film de la trempe de Chinatown et pourtant Jack Nicholson relève le défi avec un certain brio. Car non content de reprendre son rôle de Jake Gittes, le pugnace détective, Nicholson passe derrière la caméra prenant ainsi le relais de Roman Polanski. Le résultat, sans jamais égaler son prédécesseur, s'avère à la fois un hommage astucieux aux films noirs et un remarquable exercice de style. Parvenant à jouer habilement avec les codes du genre tout en étant toujours prêt à grossir le trait (l'intrigue est d'une rare complexité) Nicholson fait de son Two Jakes une oeuvre hautement distrayante au plaisir cinéphilique ouvertement revendiqué.
Par Laurent Pécha