Une édition identique à celle sortie dans la collection « Classique » de StudioCanal. Le noir et blanc et parfaitement contrasté et si l’on occulte quelques poussières sur la pellicule et de rares fourmillements, on ne peut que saluer le travail de restauration de l’éditeur qui prend résolument un grand soin des classiques du patrimoine français.
Si la piste mono d’origine accuse une légère tendance à la saturation lors des scènes à ambiances musicales ou scènes de cris, celle-ci demeure claire et d’une dynamique très acceptable.
Dommage que l’éditeur n’ai pas jugé utile d’intégrer les bonus disponibles dans son édition précédentes. Donc, adieu au documentaire de 27 minutes avec Bertrand Tavernier et Max Douy sur le film et aux filmographies. Ne subsistent que la bande annonce du film et l’on trouve en plus celles de « La cuisine au beurre, La vache et le prisonnier, Ali Baba et les quarante voleurs » et celle de « L’homme à la Buick ».
Sur le plateau de l’Ardèche en 1883, un moine descend dans une auberge. En confession, la femme de l’aubergiste lui avoue qu’elle et son mari tuent et détroussent leurs clients. Tenu par le secret, le moine fait tout son possible pour sauver les voyageurs.
Cette comédie de mœurs écrite par les scénaristes de La traversée de Paris et réalisée par Claude Autant-Lara (Le rouge et le noir) n’a rien perdu de son mordant et de sa cruauté. Conspuée à l’époque par l’église, cette comédie noire inspirée d’un fait réel est aujourd’hui passée au rang de classique et l’on se délecte toujours autant à la vision d’un Fernandel au prise avec les secrets de la confession.
Une simple merveille !
Par Pascal Faber