Sans être parfait (légers fourmillements ambiants), le transfert se montre d'une facture plus que satisfaisante. La définition se révèle pointue, les couleurs non seulement bien rendues mais parfaitement saturées et le master utilisé ne montre aucun défaut majeur. Columbia signe donc une édition soignée. Du point de vue de la compression, cette dernière, sans se montrer sans faille, nous offre une fluidité très convenable.
Que l'on décide d'opter pour la version originale ou la version québécoise (sans accent hormis sur les noms propres), toutes deux en Dolby Digital 5.1, nous sommes comblés. Chacune fait preuve d'une belle ouverture générale, celle-ci renforcée par une belle utilisation du caisson de graves, tout en préservant une parfaite clarté dans les dialogues. Deux pistes efficaces à souhait.
Petit film, petite édition: On ne trouve malheureusement qu'une maigre featurette, Behind the scene featurette (16mn10 – vo), au cours de laquelle le réalisateur et les principaux protagonistes nous présentent les personnages tout en livrant quelques petites anecdotes. Tout reste très conventionnel, poli et promotionnel.
Lee Ray Oliver, un violent sociopathe condamné à mort, se voit offrir une seconde chance en intégrant un programme visant à annihiler son comportement violent et meurtrier. Hanté par son passé et en quête de rédemption sa nouvelle vie commence.
Tim Hunter, réalisateur spécialisé dans la réalisation de téléfilms, nous livre une histoire qui possède de nombreux éléments visant à faire de Control un film choc, en premier lieu une distribution de premier choix. Malheureusement, Hunter manque d'ambition et ne fait guère preuve d'originalité dans sa mise en scène. Hormis quelques rares séquences, tout est bien trop propre et très académique. Le film n'en est pas pour autant déplaisant mais l'on aurait souhaité un peu plus de nerf afin de soutenir les très belles performances de Willem Dafoe et du trop rare Ray Liotta.
Au final, on reste simple spectateur d'une histoire qui aurait pu nous entraîner bien plus loin, malgré un final un rien bâclé.
Par Benjamin Bach