Malgré un grain par moments un peu trop présent, quelques fourmillements dans les arrières plans et des contrastes souvent trop charbonneux, Warner s'en tire convenablement. L'ensemble bénéficie d'une bonne définition et la palette colorimétrique nous propose des teintes naturelles et des couleurs bien saturées. On est certes loin du sans faute, mais on a vu bien pire chez le même éditeur ou chez les autres en matière de séries TV.
La piste Dolby Surround anglaise l'emporte bien évidemment sur la piste stéréo française mais cette dernière accepte très facilement la commutation de votre ampli en mode Prologic. Les dialogues, un rien en avant sur la version française, sont parfaitement clairs et distincts et la version originale nous propose un relief fort appréciable de par une belle utilisation des canaux arrières pour la restitution des ambiances et de la bande originale.
Les mordus de bonus pourront se régaler avec la présence de scènes coupées pour la majeure partie des épisodes, scènes pas toujours intéressantes mais qui complètent parfois habilement certains épisodes.
Le Mobile (15mn06 – vost) : Ce petit making of a plus des allures de featurette promotionnelle. Les principaux intéressés nous parlent de la création de la série, puis des personnages, de la distribution des rôles... Un parcours un rien survolé mais néanmoins instructif.
Empreintes digitales (10mn09 – vost) : La parole est donnée au directeur de la photo, décorateur, monteur, etc... Ces derniers nous expliquent succinctement la marque de fabrique de cette nouvelle série policière et son univers.
Enquêter à la suite d'un meurtre revient à pénétrer l'esprit du criminel. Mais quand la victime disparaît de façon inexplicable, l'affaire devient plus excitante. Cela nécessite de reconstituer la personnalité du disparu ainsi que ses derniers instants connus. C'est à ce moment là qu'on fait appel à l'équipe FBI Portés Disparus de New York. L'erreur n'est pas permise : après 48 heures, il est trop tard.
Jerry Bruckheimer a décidément le vent en poupe, tant au cinéma que sur le petit écran, et souvent avec beaucoup plus de finesse pour son nouveau domaine de prédilection : La série Télé. Déjà producteur des Experts Las Vegas et de ses deux déclinaisons, New York et Miami, où il met en relief des enquêtes de police menées par une équipe de scientifiques, le voici avec un nouveau concept original : les personnes portées disparues. Récompensée par un Golden Globe et deux Emmy Awards, cette série apporte un nouveau souffle à la série policière, de par non seulement son nouveau point de vue mais par un traitement qui n'hésite pas à mettre en avant les problèmes de société (la première saison se clôt d'ailleurs sur un épisode en deux parties qui nous montre combien les américains vivent dans un profond malaise depuis les évènements du 11 Septembre).
La distribution menée par l'excellent Anthony LaPaglia est impeccable jusqu'au bout des ongles et si cette première saison comprend quelques épisodes un rien faiblards on demeure constamment dans l'intrigue, ne sachant jamais si le disparu sera retrouvé vivant ou mort. Vivement la suite !
Par Benjamin Bach