Si le film manque cruellement d'un piqué convaincant et baigne dans une surexposition de filtres divers pour masquer un travail de photographie loin d'être trenscendant, le transfert sur DVD se montre très honnête, la compression ne laissant que peu de défauts derrière elle.
Un univers sonore qui ne s'offrira que du relief dans les effets dit faciles comme les "souffles" lors des transitions, et musique électronique. Nous n'en demandions pas mieux pour une telle production. Le doublage québécois demeure au même niveau.
Aucun bonus
Voici The Cutter, ou le tailleur de diamants, au coeur duquel Norris tente en vain de casser sensiblement son image lisse de Walker Texas Ranger (qui aime les amis, la famille, les enfants, les animaux et la justice) pour camper une sorte de privé au rabais, dernier recours des causes perdues. Faire tomber le chapeau, c'est une bonne chose. Foirer l'une de ses missions en ne parvenant pas à sauver une otage c'est bien aussi pour le côté personnage sombre... mais c'est tout. Face à Daniel Bernhardt - que les spécialistes marketings chez Video Futur connaissent bien - papy Norris n'arrive plus à lever la jambe, il vise n'importe comment (mais il touche ses cibles, c'est bien là l'important) et se laisse traîner nonchalamment dans des ruelles autrichiennes (petit budget oblige) en balançant quelques vannes foireuses avant de tuer le méchant à la fin. Le minimum syndical dans cette histoire de momie Israélienne à qui on a volé ses bijoux pour les faire travailler de force par un joaillier, ancienne victime d'Auschwitz. Tordu, moralisateur et chiant. The Cutter répond effectivement à nos attentes.
Par Arnaud Mangin