Commençons par une chose : Merci Universal ! Car, à l’inverse de l’édition zone 1, le master utilisé ici n’est ni plus ni moins qu’au format, certes pas compatible 16/9, mais au format. De plus, la qualité globale est de très bonne facture et l’on ne notera que quelques petites poussières sur la pellicule et un léger grain sur les arrières plans dans certaines scènes. Pour le reste, les couleurs sont d’une parfaite tenue et la définition honnête.
Nous sommes ici devant une piste mono d’origine, mais un conseil, même si les doublages sont très réussis, regardez le film en version originale sous-titrée. Sur la version française, et ce sur un grand nombre de scènes (ex :1 heure 35), les ambiances sont littéralement étouffées par les dialogues, il en est de même sur certaines scènes (très courtes ou en arrière plan) qui ne sont pas doublées. Mais dans l’ensemble, les dialogues sont parfaitement clairs et l’ensemble d’une dynamique correcte.
Coté interactivité, l'éditeur ne se casse pas la tête. On nous sert un menu fixe particulièrement laid, qui nous ramène au début du DVD. On trouve en bonus, des notes de production non traduites, tout comme les filmographies de Paul Newman, Robert Redford, Robert Shaw et de George Roy Hill. Enfin, on trouve la bande annonce en version originale sous-titrée dans une qualité plus que minable. Dommage.
Johnny Hooker (Robert Redford), jeune escroc, arnaque la mauvaise personne. Lorsque que son associé et mentor se fait assassiner, Johnny va tout faire pour le venger. Il fait appel à Henry Gondorff (Paul Newman), maître es-arnaque, pour mettre en route un bluff de première classe.
Un must !
On prend les mêmes et on recommence ! George Roy Hill, quatre ans après Butch Cassidy and the Sundance Kid, rempile avec Redford et Newman et nous offre un film devenu aujourd’hui une œuvre culte, inoubliable et indémodable.
Tout fonctionne au rythme d’un métronome et s’enchaîne comme sur une partition musicale.
Hill ne cherche pas à faire d’effets de manches et articule sa réalisation de manière simple et claire, tout comme l’action qui s’enchaîne sans le moindre effort. Le scénario de David S. Ward (à noter qu’il s’agit là de son premier) est une pure merveille avec des dialogues jamais pesant et des situations toujours justes et sans exagération aucune. La direction artistique est de toute beauté donnant au film un petit coté fabriqué volontaire visant à rendre hommage aux films de gangsters des années 30.
Que dire de la bande originale de Scott Joplin sinon qu’elle contribue grandement a l’ambiance du film et que celui-ci n’aurait sûrement pas eut le même impact sans elle. Quant à l’interprétation, elle est tout simplement impeccable offrant, à l’un comme à l’autre, ce qui représente sûrement l’un des leurs plus grands rôles.
Ce n’est donc pas un hasard si le film remporta 7 Oscars en 1973 dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, tous deux amplement mérités.
Par Pascal Faber