Avec un disque vide (excepté le film), la copie s'impose sans le moindre souci et propose une image d'une grande netteté et dont la photographie particulièrement soignée met en valeur couleurs et contrastes. Bien évidemment, aucun défaut de compression n'est à déceler.
Bien évidemment, l'intérêt du film repose sur ses dialogues. Même si l'on ne pige pas toujours ce que baragouinent les personnages, la seule piste stéréo demeure claire et bénéficie d'un mixage d'une grande sagesse. Les sous-titres francophones sont automatiques, et mieux vaut ne pas les désactiver...
Rien à se mettre sous la dent, excepté un clip.
Après les Belges de Dikkennek, voici venir les Québécois de C'est pas moi !... Un film qui, annonçons la couleur directement, se montre parfaitement mauvais et à qui l'on en veut énormément de ne pas avoir su exploiter un potentiel qui en faisait un exercice de style si particulier. Avec sa sortie cinéma pour le 28 mars prochain et la sortie en DVD la semaine suivante, la chose avait déjà de quoi intriguer. Et, jumelé à un style Mockyèsque surfait, son statut de film français incompréhensible en faisait un film concept particulièrement beauf pour amuser. En gros, entre la ribambelle de Québécois, un créole, un vendeur d'arme belge, un marseillais qui se prend pour Al Pacino (Michel Muller qui veut arrondir ses fins de mois) et sa complice parisienne qui aime appuyer les voyelles (Anémone affublée d'une perruque bleue au carré), on ne pigera jamais la moitié des dialogues sans sous-titres.
Stupide et donc fascinant. Mais fascinant cinq minutes seulement puisque l'on comprend très rapidement qu'il ne s'agit ni plus ni moins que d'une comédie pépère premier degré s'adressant essentiellement à nos amis Canadiens. Ne restent alors que quelques relents des comédies américaines dans une histoire de quiproquo concernant un petit voyou que tout le monde confond avec un héros de la police locale. Complaisant, rarement drôle et dont l'audace ne dépasse jamais le cap du téléfilm. A conserver pour les arrêts maladie...
Par Arnaud Mangin