Cette fois-ci également, la compression montre quelques signes de faiblesse dans certains arrières plans mais à un degré moindre que sur les Compères. La définition est plus qu'honnête et le master fait preuve d'une superbe luminosité.
Comme pour Les Compères, la piste mono est classique mais d'une belle clarté tant au niveau des dialogues que de la bande originale, malgré une légère saturation dans les scènes trop criardes.
Même reproche que pour l'édition des Compères. L'interactivité est quasi nulle (un fond musical) et une nouvelle fois on ne trouve aucun supplément.
A sa sortie de prison, bien décidé à revenir dans le droit chemin, Lucas (Gérard Depardieu) se fait prendre en otage par Pignon (Pierre Richard)... Accusé d'être responsable de la prise d'otage, Lucas doit s'enfuir...mais en compagnie de Pignon.
On prend les mêmes et on recommence.
Avec quelques nouvelles scènes d'un humour imparable (essentiellement lors de la présence de Jean Carmet), Francis Veber remet le couvert pour la troisième fois avec son duo d'acteurs, désormais entré dans l'histoire.
Les noms ne changent pas, les caractères très peu mais c'est une tout autre histoire. L'humour y est, certes, moins poussé que dans La Chèvre mais Veber trouve le créneau de l'émotion et de la sensibilité (avec l'intervention de la petite fille et le regard tendre de Pierre Richard sur elle) et mélange habilement celle-ci avec la comédie. Cet opus s'installe donc dans une nouvelle lignée qu'il explorera par la suite avec Le Jaguar et un nouveau duo : Bruel/Reno, bien moins efficace que celui qui berça notre adolescence.
Les fugitifs ne demeure pas moins une bonne comédie que l'on ne se lasse pas de revoir.
Par Pascal Faber