Columbia
1998
Science Fiction
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - DTS - cc - Double couche
Langages : Anglais DTS & DD 5.1 - Français DD 5.1 - Espagnol DD5.1
Sous-titres : Anglais / Français / Espagnol...
Critique Image
Un master zone 1 en tout point identique à celui de l'édition française. On retrouve donc les mêmes petits défauts inhérents au poid des ans, mais surtout les mêmes qualités.
Voici l'excellente surprise de cette nouvelle édition. Après avoir mis l'une des galettes dans votre lecteur, il vous sera impossible de regarder à nouveau Rencontres du troisième type avec votre précédente édition. En effet, non content de nous offrir les trois versions du film (assurément complémentaires les unes aux autres), l'éditeur s'est servi d'un « nouveau master numérique haute définition » pour chacune des versions. L'image est d'une perfection incroyable et les copies sont irréprochables sur tous les domaines : aucun défaut, aucun problème de pressage, bref rien à redire si ce n'est un grand merci pour cette redécouverte de ce chef d'oeuvre. C'est simple, les seules indications qui nous montrent que le film a trente ans sont que les acteurs, pour peu qu'on ait revu Dreyfuss dans un film plus récent, ont vieilli et que notre cher François Truffaut nous a quitté depuis. Autrement, les effets spéciaux n'ont quasiment pas bougé et à par quelques plans (que Spielberg regrette du reste), l'ensemble paraît étrangement récent par ce nouveau pressage : la dernière partie, par exemple, redevient un opéra visuel ludique et magique que la précédente édition trahissait honteusement.
Tout ce qu'on pouvait reprocher à l'édition de ces dernières années, contrastes trop présents, saturation des couleurs à l'époque ternes, poussières (...), a été ici corrigé. Les scènes de nuit ne sont plus dans une obscurité abyssale mais retrouvent des teintes magiques dans lesquelles toutes les étoiles (et autres objets brillants) distillent un peu de leur luminosité. Les couleurs reprennent le dessus et viennent éblouir le spectateur que ce soit dans les scènes réalistes de la vie de tous les jours dans lesquelles chaque élément reprend la teinte qui lui est due. Et c'est dans les moments oniriques et fantastiques que le travail fait sur les différentes versions reprend vraiment son souffle pour nous en mettre plein les yeux : fini les traînées de lumières un peu baveuses ou la déception face à certaines scènes qui auraient mérité de ne pas être gâchées par une compression foireuse : ici, on ne rigole plus face à des effets un peu vieillots, au contraire on se remet à rêver , à frissonner et même à pleurer devant ces échanges incroyables de lumières, de couleurs et de sons...
Les éternels insatisfaits diront sans doute malhonnêtement « il reste de la poussière sur certains plans » ou « Il y a certaines scènes avec un grain épouvantable »... Il serait quand même bon de faire le point : le film a trente ans. Trente ans ! Il n'a pas été fait avant hier et a été conçu avec du matériel qui depuis a bien évolué, il est donc normal que certains segments souffrent un petit peu plus des déboires du temps... Raison pour laquelle toutefois cette édition n'obtient pas la note maximale !
Critique Son
C'est ici que les choses diffèrent : Si l'édition française offre un mixage DTS à la version française (tant pis pour les amateurs de Versions originales), l'édition américaine soigne ses compatriotes et c'est donc la version originale qui se voit doter du mixage fétiche de monsieur Spielberg. Techniquement parlant, celle-ci est à la hauteur du mixage DTS français, un naturel plus renforcé toutefois dans la restitution des dialogues.
Le son est d'une puissance incroyable. Fini le son qui était déjà parfait sur la précédente édition. Ici plus de basse, plus de musique... Alors que le 5.1 français est déjà splendide mais absolument dispensable, ce film ne devant être vu qu'en version originale- Truffaut parle français et a besoin d'un traducteur qui lui même a parfois besoin d'un traducteur (en Inde, par exemple...), le travail semble avoir été basé essentiellement sur le 5.1 anglais où tout est amplifié et sublimé. La dernière partie, quasiment sans paroles et étant un échange musicale, devient alors un véritable opéra cosmique digne de la dernière partie du 2001 de Kubrick. Au moment où les premières notes du vaisseau mère résonnent et font exploser les vitrines de l'un des postes de contrôle, les vitres de vos fenêtres se mettront elles aussi à trembler. Bref un 5.1 irréprochable et magnifique qui complète à merveille la qualité incroyable du master.
La piste DTS, quant à elle approfondit cette expérience et offre à cette redécouverte de l'oeuvre toute sa grâce première, sollicitant chacun de nos canal avec une générosité et une précision admirable. L'harmonie s'en voit un rien plus soignée (pour peu qu'on ne se satisfasse pas de la piste DD5.1. La version originale retrouve ainsi toute sa candeur, divinement soutenue par un caisson de basses qui sait, sur la dernière partie du film, nous propulser au plus prêt des vaisseaux.
Quant aux paroles, elles ne sont jamais étouffées et sonnent comme si Roy était à nos côtés en train de nous raconter son expérience exceptionnelle. On notera parfois une légère saturation dûe également à l'âge du matériau d'origine mais ces artéfacts demeurent suffisamment rares et peu dérangeant qu'ils se font très vite oublier. Bref une bande son surprenante, nous immergeant totalement dans le film. Rencontres du troisième type est à regarder avec le volume maximal pour bénéficier de ce nouveau mixage somptueux (pas trop fort non plus, pour ne pas avoir à faire réparer ses vitres après !).