C'est moins catastrophique que le zone 1 mais le résultat est toujours loin d'être convenable. L'absence de 16/9 pénalise énormement la définition de l'image. Un grain vidéo vient parasiter les arrières plans.
C'est vraiment l'exemple du titre DVD baclé qu'on sort juste comme ça, sans aucun effort pour offrir une belle image. Navrant !
Toutes les pistes offertes ne sont qu'en mono. Bien qu'il s'agisse du format sonore d'origine, cela n'excuse pas pour autant la faiblesse de l'ensemble.
La bande son n'a aucune ampleur, s'avère parfois étouffée (en anglais dans la première séquence, il manque même des dialogues) et tient juste la route grâce une bonne clarté. Mais impossible de dissimuler le manque de pêche général.
Lamentable.
Non seulement, il n'y a rien sur le DVD (Bravo à MGM d'avoir réussi l'exploit de supprimer la bande annonce du zone 1 qui en constituait l'unique supplément) mais le pire est atteint avec des menus d'une laideur absolue et une navigation indigeste.
Chuck Norris ou le Stallone du pauvre.
Portés disparus n'était déjà pas un film fameux à sa sortie. Le revoir aujourd'hui finit de le condamner totalement. Action minimaliste soutenue par un scénario d'une rare bêtise, jeu inéxpressif de Chuck Norris qui ferait passer Dolph Lundgren pour un comédien de l'actor's studio, mise en scène plus plate que n'importe quel téléfilm diffusé sur M6.
Portés disparus est une immense injure faite au cinéma.
Par Laurent Pécha