box office

1

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)

pierce brosnan (16 Mai 1953 - )

Et si Pierce Brosnan était meilleur quand il fait faux-Bond à 007 ? La chose semble se confirmer lorsqu’on survole une filmographie des plus chafouines, entre perles méconnues et oeuvrettes surestimées.




Nomads : Classe
Avant d’avoir connu la gloire télévisuelle avec Remington Steele, Pierce a failli se faire un nom au cinéma : Jean-Charles Pommier. Du moins c’est celui qu’il porte dans ce thriller semi-fantastique, où il joue un anthropologue qui découvre que des marginaux sont en fait d’anciens esprits diaboliques. Nomads n’est pas sans défauts, mais se tient plutôt bien. Et puis ça fait toujours un peu classe de sortir de sa dvdéthèque, le tout premier film de John Mc Tiernan, que très très peu de gens connaissent.

Le 4e protocole : Classe
Bien avant de devenir 007, Brosnan avait déjà un petit penchant pour le cinéma d’espionnage à l’anglaise. Dans ce sympathique exemple de film de guerre froide, c’est l’impeccable Michael Caine qui mène la danse en espion british. Pierce, lui est du mauvais côté de la barrière en agent du KGB manipulé. Et s’en tire presque aussi bien que Caine en ce qui concerne le flegme.


Le cobaye : Vraiment Pas Classe
Au début des années 90, les images de synthèse n’ont pas beaucoup avancé depuis Tron. Du coup, le service marketing cache l’inanité absolue de cette relecture néo-techno de Frankenstein (avec Brosnan en émule du Baron créant une intelligence suprême qui lui échappe) sous l’argument d’images révolutionnaires. Sauf que même le graphisme des jeux pour consoles Amstrad étaient moins hideuses que ce gloubiboulga de couleurs virtuelles.

Mrs Doubtfire : Vraiment Pas Classe
Qu’on arrête avec l’argument selon lequel « le public a toujours raison ». S’il a fait un triomphe mondial à cette variation familiale autour de Tootsie, Mrs Doubtfire reste un sommet de pantouflage, écrit avec des moufles sur le stylo et réalisé comme un vieux Au théâtre ce soir. Pas étonnant d’ailleurs que Michel Leeb l’ait repris en France sur scène, révélant la nature profonde du film de Chris Colombus : un vaudeville transformiste des plus poussiéreux.


Goldeneye : Classe
Et Pierce devint James Bond. Au point de faire oublier dès le prologue de Goldeneye, le miscasting absolu que fut Timothy Dalton. Avec Brosnan, 007 retrouve le mélange de nerf et d’ironie cinglante qui manquait au personnage de Fleming depuis Sean Connery. Pour célébrer ce nouvel avènement, on rafraîchit globalement la façade de la licence avec un scénario mieux construit et des scènes d’action plus tendues que sur les derniers épisodes. Un bond qualitatif jusque dans le choix des Bond girls : Famke Janssen en tueuse soviétique brisant les reins de ses amants entre ses cuisses reste encore aujourd’hui la dernière grande création de cette figure imposée.

Mars Attacks : Très Classe
Brosnan revendique le droit de pouvoir changer d’étiquette : quoi de plus éloigné de 007 qu’une Guerre des mondes remixée par le regard d’enfant sarcastique de Tim Burton ? Rien, si ce n’est que le joyeux bordel organisé de Mars Attacks ressemblerait presque à Casino Royale (la version de 1967) avec qui elle partage ce même malin plaisir de sale gosse à saborder les codes. Le cinéma de Burton ne sera d’ailleurs plus le même après cette jouissivement potache séance de cirque où le réalisateur s’amuse à casser ses jouets.


Le pic de Dante : Pas Classe
L’été 97 fut volcanique à Hollywood : les studios dégainent chacun leur film déplaçant des Krakatoa éructant dans des villes américaines. Le duel au (mini) sommet s’est joué entre ce Pic de Dante et Volcano. Aucun n’a gagné, les deux films sont de l’espèce où on finit toujours par sauver les chiens et les grand-mères, y compris des coulées de lave. Cela dit on accordera un tout petit avantage au Pic de Dante, ne serait-ce que pour une scène d’éboulement maso où Brosnan se retrouve dans un sale état.

L’affaire Thomas Crown : Assez Classe
Pierce Brosnan reprenant le rôle ultra-culte de Steve McQueen en milliardaire gentleman cambrioleur ? L’idée est saugrenue mais Pierce ne s’en tire pas si mal en jouant finalement rien moins qu’une extension chafouine d’un Remington Steele qui serait passé de l’autre côté de la loi. Mais reste moins séduisant que McQueen, trente ans plutôt, dans le classique de Norman Jewison. Le remake par Mc Tiernan est d’une facture très élégante, mais en restant quelque peu en pilote automatique, il lui manque juste la touche sexy du film original. Et pas seulement parce Rene Russo est aussi séduisante qu’une endive braisée, comparée à Faye Dunaway.


Le tailleur de Panama : Très très classe
Jouer Bond n’amuse visiblement plus Brosnan. 007 n’est plus qu’une marionnette en smoking qui croule sous les produits placés ? L’acteur fait marche arrière pour aller dépoussiérer en compagnie de John Boorman le cinéma d’espionnage de papa. Tous deux font merveille en centrifugeant un roman de John Le Carré pour en extraire le meilleur : noirceur psychologique et cynisme assassin. Superbement écrit et joué, Le tailleur de Panama est une sorte de James Bond déviant parce que plus terre-à-terre, montrant les espions comme ils le sont probablement dans la réalité : des enfoirés pragmatiques.

Meurs un autre jour : Pas Classe
Il aura suffi de voir la tête que tirait Brosnan pour la promo de son ultime Bond pour comprendre qu’on ne l’y reprendrait plus. Et il n’est probablement pas le seul : le salmigondis de Meurs un autre jour met en évidence le je-m-en-foutisme d’une équipe entière : scénaristes qui cachetonnent, réalisateur porté disparu, jusqu’à la chanson générique torchée à la va-vite par Madonna. Meurs un autre jour succombe au formatage croissant d’une licence. Le permis de tuer visant surtout le spectateur, périssant d’ennui devant ce 007 tout mou.


Coup d’éclat : Pas classe
Brosnan semble s’être familiarisé aux rôles de monte-en-l’air. Cette fois-ci il fait équipe avec Salma Hayek pour aller chaparder des diamants. Woody Harrelson s’ajoute à cette paire en agent du FBI avec qui ils jouent au chat et à la souris. Le vrai braquage du film ? Hormis celui opéré par Brett Ratner, toujours en service minimum niveau réalisation, ce sont les comédiens qui l’ont commis, avec ce gentil nanar qui a plus l’air de vacances tous frais payées aux Bahamas que d’une comédie policière.

Même les tueurs ont besoin d’amis : Presque classe
Un tueur à gages vient pourrir la vie d’un type lambda pour éponger sa solitude et ses crises de confiance en lui. Sur le principe on dirait un relookage américain du Françis Veber de la grande époque. Cette improbable variation sur L’emmerdeur, a d’ailleurs de sacrés atouts : Brosnan est plutôt épatant en flingueur pochtron désabusé, et son partenaire, le sous-estimé Greg Kinnear, a du répondant. C’est juste dommage que cette comédie grinçante soit réalisée comme du Francis Veber d’aujourd’hui : très scolairement et sans autre application que celle d’aller prendre son chèque à la compta.


Seraphim Falls : Très Classe
Il y a quelques années, on a voulu nous faire croire à un retour en force du Western. Il pourrait bien avoir lieu aujourd’hui, sauf que les films finissent au placard : si on attend toujours de savoir si sortira en France un jour le chouette remake de 3h10 pour Yuma avec Christian Bale et Russell Crowe, Seraphim Falls n’a eu lui droit qu’à un passage discret et illico sur Canal +. Dommage pour cette étonnante traque à travers le Nevada, visant à renouer avec les grands crus de Richard Brooks ou John Sturges. Brosnan et Liam Neeson sont bons à en faire oublier en cow-boys obsédés par la vengeance leurs origines irlandaises. Un rattrapage d’urgence en DVD s’impose.





Film par Acteurs