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WATCHMEN - LES GARDIENS : LA BD
LE MOIS DE MARS 2009 AU CINEMA
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NAGISA OSHIMA : DESIR CRU, JEUNESSE SANS AME
EAUX TROUBLES : RADHA MITCHELL
EGALEMENT
OPEN RANGE : WESTERN EN BLU-RAY
DANSE AVEC LES LOUPS : UN BLU-RAY SOUS VOTRE TIPI
HISTOIRES ENCHANTEES EN DVD ET BLU-RAY
MONSTRES ET CIE, TOUT NOUVEAU TOUT BLU-RAY
LE CODE A CHANGE
entrées : 762 912 (1 semaine)
LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 220 094 (3 semaines)
VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 070 957 (3 semaines)
BANLIEUE 13 ULTIMATUM
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L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
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SLUMDOG MILLIONAIRE
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CE QUE PENSENT LES HOMME
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TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
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THE WRESTLER
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LE SEMINAIRE
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rose mcgowan (5 Septembre 1973 - )
Trash, culcul ou mélancolique. Portrait en trois temps, trois mouvements.
THE DOOM GENERATION
Tendance: rebelle jusqu’au bout des ongles!
C’est quoi son problème? Dans le film, Rose est énervée parce qu’on nage en plein «no future» et que Gregg Araki la dirige magistralement. A l’époque, Rose n’est qu’une débutante et n’aspirait pas à embrasser une carrière d’actrice. Elle n’a fait qu’une apparition dans la série True Colors et le long métrage passé incognito, Encino Man, de Les Mayfield. Lors d'un voyage en Californie, elle visite Los Angeles et c'est là qu'elle est remarquée par le réalisateur Gregg Araki. Au moment où elle attendait un ami dans la rue près d'une salle de gym. Dans Doom Generation, Gregg révèle la trashitude qui sommeille en elle. Elle qui dit adorer les films bizarres et collectionner tout ce qui a appartenu de près ou de loin à son idole de Marlène Dietrich. Le film brûlant comme l’enfer commence par une intro diabolique où son copain (James Duval) fond sur la piste d’une discothèque garage sur du Nine Inch Nails. Elle apparaît dans l’obscurité, à l’écart de la piste, et fait de l’ombre aux couleurs rougeoyantes en imposant une présence ténébreuse et une coupe au carré de dominatrice sexy. Mieux encore, elle tire la tronche, aligne les clopes avec un air arrogant et trouve l’endroit pourri. Et elle se casse. En sortant du parking, son mec et elle tombent sur un étrange Casanova tombé du ciel qui va stimuler tout plein de sentiments bizarres qu’elle ne connaissait visiblement pas. Pour ce rôle, elle remporte un Independant Spirit Award. Lors de l’avant-première, elle croise Marilyn Manson qui est tombé amoureux du film et de son personnage. Coup de foudre réciproque. Elle s’est tellement éclatée sur le tournage qu’elle reviendra prendre un bain de jouvence dans Nowhere, du même Araki. En cameo, cette fois.
SCREAM
Tendance: confidente neuneu
C’est quoi son problème? Tatum, son personnage, est une godiche blondasse toute prête à se faire zigouiller par le tueur du Scream de Wes Craven (la tête dans la porte du garage, s’il vous plaît). Elle se fait des tresses, joue avec ses peluches, écoute de la musique pop comme une fifille bien sage, s’engueule avec son frère qu’elle aime bien malgré tout, dit bonsoir à sa maman et surtout subit - car son perso est passif - toutes les confidences de la pauvre Sydney, harcelée de tous les côtés. Dommage que tout le monde ne se soit souvenu que de la première scène avec Drew Barrymore, tellement impressionnante que Wes Craven n’a visiblement pas assez poussé le second degré. Re-dommage que toute la presse de l’époque ait porté au pinacle Neve Campbell qui aujourd’hui encore essaye de gommer son image de scream queen tout en étant tombé dans l’oubli le plus noir. Très vite néanmoins, on comprend que Rose n’est pas Tatum. Les jeunes filles en fleur la découvrent dans la série Charmed dès 2001 où elle se crêpe le chignon avec entre autres quelques sorcières who just wanna have fun dans le sillage des insupportables Alyssa Milano et Shannen Doherty (elle remplace cette dernière). Que du lourd, les amis. Avant de se fondre dans cette image policée, elle s’est hasardée dans une amusante production indépendante baptisée Lewis & Clark & George, film noir et trash de Rod McCall, dans lequel elle accompagne deux mecs qui viennent de s’échapper de prison pour un butin secret. Elle retrouve sa flamme glam et sexy en passant tout le film en petite tenue. Comme c’est sympa…
GRINDHOUSE
Tendance: formule Tarantino (je me fais exploser la tronche dans une voiture); formule Rodriguez (je suis une femme blessée qui souffre au plus profond de mon être)
C’est quoi son problème ? Réponse au suspens insoutenable: que s’est-il passé entre Scream et Grindhouse? A vrai dire, pas grand-chose de bandant: des saisons interminables de Charmed, des chansons aux côtés de JC Chasez (le pote de Justin Timberlake lorsqu’il officiait dans le groupe *N’Sync) et beaucoup de téléfilms qui gagnent à rester dans l’anonymat. Pourquoi donc? Parce que Rose consacre tout son temps à la série télé rémunératrice. Quand ça se finit, c’est pour de bon. On la retrouve fissa dans Le Dahlia Noir, de Brian de Palma (rôle anecdotique pour un film qui l’est autant - et on reste poli). Mais c’est grâce aux deux frères de pelloche qu’elle revient, forte et vaillante. Dans Boulevard de la mort, elle change de look: blonde platine à faire peur n’importe quelle Debbie Harry, elle se pose dans un bar et boit quelques bibines en compagnie du vilain méchant tueur incarné par Kurt Russell. Avant de se faire fracasser la tête par celui-ci.
Dans Planète terreur, on se calme et on boit frais. Elle incarne le rôle principal: celui d’une strip-teaseuse qui pleure lorsqu’elle exécute ses shows. Rassurez-vous: on est plus proche d’un film de zombies que d’un avatar de Showgirls. La miss passant la moitié du film amputée d’un pied, une arme en guise de prothèse. Son problème? Elle est obligée de se rabibocher avec son ex (Freddy Rodriguez, la révélation de Six Feet under - la plus grande série télé de l'histoire) pour combattre une vilaine invasion. Comme Rodriguez (l’autre, le réalisateur) est à son meilleur, ça donne un spectacle gentiment divertissant qui à défaut de révolutionner quoi que ce soit donne un rôle mémorable à la belle Rose. Depuis Doom Generation, il était temps.












