box office

1

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)

robert rodriguez (20 Juin 1968 - )

Robert Rodriguez traîne une réputation de réalisateur asses controversé quant à la qualité de ses films.

L'occasion parfaite d'un classe/pas classe sur une sélection de sa filmographie.

Sin City - Très Classe
Ironiquement, l’un des meilleurs films du réalisateur est celui dans lequel Rodriguez prend le moins de risques, s’effaçant pour transposer scrupuleusement et littéralement l’univers barré de Frank Miller. Avec un parti pris visuel super casse gueule imitant le dessin de Miller, Rodriguez secondé par le créateur de Marv en personne, accouche d’un objet bizarroïde plus proche du cartoon grand guignolesque vicelard que du grand film noir. Même si le réalisateur fournit le stricte minimum et doit tout à sa splendide base dessinée le résultat est là : le film est super fun, visuellement splendide et en plus nous offre un casting proprement anthologique. Voir des gueules comme Rutger Hauer, Mickey Rourke et Bruce Willis balancer du Miller en défouraillant tout le monde c’est quand même du bonheur en barre !
Stanislas Bernard


Une Nuit en enfer : très classe
Pour beaucoup de gens, Une Nuit en Enfer constitue le chef d'œuvre de Robert Rodriguez, jusqu'à ce que Planète Terreur vienne éventuellement nous détromper. L'on se pliera à ce jugement sans traîner du pied. Rarement dans un film de genre les mélanges auront aussi bien fonctionné, entre une première partie axée polar et prise d'otage au réalisme parfois inconfortable, et un second acte où les vampires s'invitent à la fête sans qu'aucun signe avant-coureur n'ait montré le bout de son nez, faisant basculer le film dans la folie complète et explorant l'autre bout du spectre de la violence; une violence fun de comic book. Pour autant, peut-on parler d'homogénéité? Non, et c'est justement ce qui fait la force du script de Tarantino. Le refus d'arrondir les angles, de faciliter les choses au spectateur, de lui servir ses pantoufles et son journal. Une fois ce postulat accepté, le reste n'est que du bonheur.

Le gore outrancier de la seconde partie fonctionne toujours aussi bien (K.N.B. au mieux de sa forme), et certaines idées complètement Z transportent de joie le fan de genre qui ne s'attendait qu'à un honnête divertissement. Le revolver–pervers (faute d'un nom plus adéquat), le crucifix formé par des fusils en croix, les pistolets à eau lanceurs d'eau bénite, le plan final… Le tout servi comme sur un plateau par George Clooney dans un de ses premiers rôles au cinéma depuis son départ d'Urgences, mais aussi par tarantino himself avec son personnage le plus conséquent à ce jour, Juliette Lewis, Harvey Keitel… Excusez du peu.
Bref ; sur la foi de ce métrage, s'il y a bien un genre où l'on peut se sentir en confiance avec Robert Rodriguez en tant que guide, c'est bien celui du film de zombies.
Cédric Muffat

Desperado – Classe
Impressionnés par ce que le jeune metteur en scène est capable de faire avec le budget cantine d’une demi journée de tournage, la Columbia engage Robert Rodriguez pour réaliser le remake de son premier petit bijou miracle qu’elle a distribué depuis sur le continent. Ainsi débute la genèse de Desperado, à la fois suite et remake boosté d’une histoire ayant déjà fait ses preuves. Allant chercher Antonio Banderas pour lui donner le rôle titre d’un mariachi pétri de vengeance, introduisant Salma Hayek dont la présence brûle la pellicule et s’entourant de véritable gueules (Joaquim de Almeida, Steve Buscemi, Danny Trejo, Cheech Martin et même Quentin Tarantino, fidèle à lui-même en conteur de blagues pourries), Rodriguez fait déjà montre à l’époque de son art du casting réussi, et bétonnant son film par des scènes d’action explosives, frénétiques et inventives (tout le monde se rappelle de ces étuis de guitare/mitraillette lourde et lance missile), se payant de plus le luxe d’inclure une bande sonore débordante de vitalité signée Los lobos. Efficace et consistant comme un bon Chili, comme couleur locale, on ne fait pas mieux.
David Brami


Il était une fois au Mexique, Desperado 2 – Pas classe
Rodriguez se plante complètement dans cette suite vaseuse où la vacuité du scénario va de pair avec la bêtise des scènes d’action… Le réalisateur se fourvoie dans son propre univers et prend la fâcheuse manie de s’auto référencer (déjà !...). Personne ne semble vraiment croire à cette plate histoire de vengeance où chacun tente de jouer un semblant de comédie. Depp et Banderas en font des caisses, quand aux seconds rôles, ils sont littéralement figés dans une caricature inepte des personnages de western. Le jeu de massacre fatigue rapidement et Rodriguez réalise l’exploit de détruire la mythologie autour du personnage d’El Mariachi. Le cinéaste se tire dessus… Desperado 2 se veut exubérant, irrévérencieux et explosif. Au final, c’est le pétard mouillé. Le film aurait du redonner un coup de fouet au genre du western, il n’a fait que l’enterrer plus profond.
Kevin Dutot

Four Rooms – Très classe !
En participant à ce film à sketchs co-réalisé par Allison Anders (Gas Food Lodging, Grace of My Heart), Alexandre Rockwell (In the Soup avec Steve Buscemi) et Quentin Tarantino, Robert Rodriguez voit ici l’occasion de retourner à la comédie pure après son court métrage Bedhead (dont on aperçoit d’ailleurs quelques images dans le segment et dont le thème des cheveux males indomptable est repris comme une private joke). Et il faut vraiment avoir les yeux dans ses chaussettes pour ne pas remarquer à quel point il y excelle en diable. Mettant en scène un Tim Roth, fil conducteur du métrage, en garçon d’étage chargé de surveiller, en plus de son hôtel, un duo de bambins intenables alors que les parents au sang chaud sont partis profiter de la soirée du nouvel an, Robert Rodriguez n’épargne rien au spectateur. De la seringue suspecte trouvée dans un tiroir aux nombreuses fois où les gamins manquent de se tuer par mégarde, le réalisateur fait monter la sauce goût catastrophe sans gaspiller une seule seconde jusqu’à un final apocalyptique surmonté par une dernière réplique en total décalage avec le tableau dantesque présenté, telle une cerise sur le gâteau. Un véritable coup à la fois de maître, et coup dur pour nos abdos qui travaillent comme jamais. Une leçon !
David Brami


The Faculty – Assez classe
Film pour ados par excellence, The Faculty fait suite dans la carrière du touche à tout mexicain à Desperado et à Une Nuit en enfer. Trip Science fiction entre le teen movie régressif et le survival light, The Faculty s'apparente lorsqu'on le revoit à une déviance proprette de Rencontre du troisième type que revisiteraient les Men in black, boostés à l'American Pie. En somme, si l'on attache à son talent intrinsèque ou à sa propension à n'être qu'un honnête produit de cible, alors The faculty a du mérite. Et, soyons fous, surprend. D'abord, parce qu'il plonge son réalisateur dans une aventure qui se trouve en terme d'univers à des années lumière du diptyque El Mariachi - Desperado. Ensuite, parce qu'il se permet de créditer au scénario côté ressorts dramatiques, Kevin Williamson, dans toute sa veine Screamesque alors que côté interprétation, ce sont les jeunots qui assurent la tenue de l'ensemble, eux qui squattent depuis les écrans dévolus aux blockbusters US ( Elijah Wood, Josh Hartnett). Si l'on ajoute à cela qu'ils sont fort bien accompagnés par la sémillante Salma Hayek et le T1000 que fut Robert Patrick, The faculty divertit et ma foi, ne déplait pas, loin de là. Tout cela pour avouer en définitive que ce film des plus libérateurs et rémunérateurs pour le cinéaste de San Antonio fonctionne et amuse encore. Ainsi, si The faculty ne change rien, il parvient cependant à distraire tout en renouvelant le genre et le réactualisant avec sérieux et efficacité. Concrètement, ça tient la route et rien que pour cela, ça mérite qu'on le revoit.
Jean-Baptiste Guégan

Trilogie Spy Kids – Assez Classe
Le souci de Rodriguez, c’est qu’il ne sait pas s’arrêter. L’homme qui tourne plus vite que son ombre enchaîne les projets et les suites (Spy Kids< /f>, Desperado, Sin City…) sans laisser le temps à ses œuvres d’exister. L’idée du premier Spy Kids était bonne et originale : réaliser un film d’espions avec des gosses et une petite dose de fantastique. Le mélange des genres fonctionne plutôt bien et la troupe de comédiens (plus ou moins jeunes) semble prendre un certain plaisir à raconter cette histoire invraisemblable mais amusante. Les effets spéciaux sont très bons, le scénario carbure et la sauce ne cesse de prendre tout au long du métrage ! Bref, une bonne surprise… Là où le bat blesse, c’est lorsque Rodriguez se met à enfiler les suites comme des perles sur un collier. Cela devient répétitif, toujours amusant mais franchement lassant. Et quand le coup de grâce est donné avec la monstrueuse 3D proposée pour le troisième épisode, on décroche complètement. La migraine en bonus. Rodriguez utilise son cinéma comme laboratoire expérimental et l’on a parfois l’impression de servir de cobaye. Effets secondaires inclus…
Kevin Dutot


El mariachi – Classe
Fort d’une expérience acquise grâce à une caméra obtenue à 10 ans et d’un sympathique court métrage fantastique en noir et blanc ayant attiré l’attention sur lui, Robert Rodriguez se lance logiquement dans l’élaboration d’un long. Métrage. Tourné sur place avec des clopinettes (pas plus de 7 000 $ de budget) et les moyens du bord (des figurants trouvés au petit bonheur, des effets spéciaux réalisés avec des préservatifs et des bouts de fil de fer), El Mariachi, narrant les quiproquos qui entourent un simple joueur de guitare mépris pour un tueur à gages dans une petite bourgade mexicaine, déborde d’inventivité et de bonnes idées tout en étant divertissant à tous les niveaux. Ce qui n’était ainsi au départ qu’un petit long fauché devient une carte de visite qui lui ouvrira les portes d’Hollywood alors que la Columbia décide de distribuer al chose aux Etats-Unis, faisant pour le coup de Rodriguez l’icône d’une génération qui découvre que le succès est accessible même sans moyens. Vla la classe !
David Brami




Film par Réalisateur




Film par Acteurs