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LE COIN DU CINEPHILE: LES PREDATEURS (TONY SCOTT)

Tout sur LES PREDATEURS - Photos - Le 2008-05-22 11:23:03


Ridley a Les Duellistes, Tony Les Prédateurs. Avec ces deux films, les frères ont démontré l'étendue de leur talent avant d'accepter d'autres projets plus ambitieux et moins personnels. Pour l'heure, Le coin du cinéphile s'attaque aux Prédateurs, dépoussiérage succulent sur les thèmes du vampirisme et de l'immortalité dans lequel Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon léchouillent des babines sanguinolentes et se donnent de l'amour à mort (sang chaud pour meurtre froid). Avant de découvrir la série du même nom, mieux (re)voir l'excellent long métrage.



"Les prédateurs, son premier long métrage réalisé en 1983, est peut-être également son meilleur. L'ensemble est aussi sophistiqué que déconcertant, sublime qu'insolite, imparfait que paroxystique."

De True Romance à Domino en passant par Le dernier Samaritain et Man on Fire, Tony Scott est un cas plus intéressant qu'il n'y paraît du cinéma Hollywoodien. Souvent sous-estimé, ce réalisateur éminemment éclectique n'a cessé d'expérimenter dans tous les registres pour le meilleur comme pour le pire. L'intérêt de ses films réside généralement moins dans ses scénarios que dans la manière dont il les transcende en travaillant sur la mise en scène, la photo, le montage ou le son. Ceux qui pensent que le cinéaste ne sait que réaliser des meringues consensuelles ou pétaradantes dans lesquelles le groupe Berlin rythme les aléas sentimentaux du jeune Tom Cruise ont évidemment tort, car il faut revenir aux sources pour connaître le vrai Tony Scott, celui qui a une personnalité farouchement déterminé et raconte les histoires qu'il veut. Dans ses premiers courts-métrages, on dénote déjà chez lui une faculté à chercher des nouvelles formes d'expression. One of the missing, l'un des plus connus, se passe pendant la guerre de Sécession et montre un soldat qui part en mission de reconnaissance vers les lignes ennemies. Loin de céder aux conventions du genre bourrin, Scott crée alors une ambiance intimiste pour édifier une parabole antimilitariste fulgurante (on sacrifie un personnage pour une idée). Sa sensibilité à fleur de peau annonce un talent assuré. C'est pourquoi Les prédateurs, son premier long métrage réalisé en 1983, est peut-être également son meilleur. L'ensemble est aussi sophistiqué que déconcertant, sublime qu'insolite, imparfait que paroxystique. Comme tous les Tony Scott, il a longtemps déclenché son lot de controverses entre ceux qui adulent et ceux qui détestent. Mais au fil des années, en dépit d'une esthétique datée, il a gagné en consistance et en force en révélant une modernité et un avant-gardisme incontestables. C'est le seul film d'horreur de Scott et on le regrette amèrement.



Miriam (Catherine Deneuve) est une vampire née en Egypte il y a 4000 ans, demeure immortelle et toujours aussi sublime. Son secret pour rester belle: se nourrir de sang humain. Sa passion: écumer les boîtes de nuit en quête de sang neuf. Jusqu'au jour où son compagnon (David Bowie), rencontré il y a belle lurette, commence soudainement à vieillir. Prête à tout pour le sauver, elle se met en tête de séduire Sarah (Susan Sarandon), une spécialiste des mécanismes du vieillissement. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu. En prenant des détours parfois alambiqués, Scott a excellemment exploité le potentiel romantique du vampire en greffant une dimension affective sur une histoire qui ne rechigne pas sur la surenchère horrifique. Involontairement ou non, le jeune cinéaste dépoussière le mythe que ce soit d'un point de vue narratif (les personnages ne réagissent pas comme prévu face aux événements), visuel (héritage Watkinsien, montage serré) et musical (utilisation d'une bande-son marquante et lyrique qui amplifie l'expression des sentiments). De toute évidence, l'écrin est somptueux à tel point que les ramifications de l'histoire ont un intérêt moindre en dépit d'une thématique passionnante sur l'immortalité. Il convient ainsi de prendre le film comme un trip extatique, contemplatif, envoûtant et sensoriel où ce que l'on comprend est moins important que ce que l'on ressent. Une sorte de cauchemar éveillé qui n'en finit plus de hanter.

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THE HUNGER : LES PREDATEURS
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ptitdai On est con enfant :)    11 juil
HellJohn toujours pas vu    11 juil
 


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