Reconnu pour son univers macabre et ses visuels hors du commun,
Tim Burton s'est non seulement imposé comme LE réalisateur de référence de toute la communauté gothique, mais également comme un véritable auteur à la pate reconnaissable entre 1000. Après avoir joué les animateurs pendant une dizaine d'années sur des projets aussi divers que
Rox & Rouky ou encore
Tron, Tim a par la suite débuté sa carrière avec deux courts métrages qui vont annoncer une oeuvre variant du tout dramatique aux comédies les plus déjantées, le tout étant toujours bercé par une sorte de poésie folle aussi lugubre que tendre et émouvante. Et alors que
Sweeney Todd s'imposera à n'en pas douter comme son oeuvre la plus dramatiquement belle,
Beetlejuice, second long métrage et première véritable oeuvre « solo » de l'auteur, en représente sans doute la partie la plus exubérante.
Tandis que certains argueront que
Pee Wee's Big Adventure est déjà bien déjanté (avec sans doute un des gags visuels les plus drôles de tous les temps alors que le personnage titre enfourche une moto avec assurance pour se gaufrer 50 mètres plus loin de manière magistrale), Beetlejuice présente quand à lui de nombreuses thématiques typiques de l'auteur que le film mettant en scène Paul Reubens ne fait qu'effleurer. Ainsi, c'est la première fois qu'un protagoniste principal touche d'aussi prés la mort et le macabre dans un long métrage du monsieur, faisant ainsi écho aux fantastiques courts-métrages
Vincent et
Frankenweenie. Qu'il s'agisse du couple Adam et Barbara, trépassés de la première heure, de la jeune Lydia, fausse goth mais vraie désespérée ouverte au surnaturel, ou encore du Beetleman, incarné par un Michael Keaton qui trouve ici la partition la plus fun de sa carrière, dans le rôle d'un loubard de l'au-dela, ancien assistant administratif déchu devenu exorciste de vivants freelance aux méthodes abracadabrantesques.
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