IRREVERSIBLE, de Gaspar Noé.
irreversible
«C'est le film qui a littéralement lancé ma carrière au cinéma. Sur le tournage, Gaspar voulait être libre avec sa caméra, la bouger comme il le désirait. Il m'avait demandé de ne pas éclairer avec les projecteurs professionnels, donc on a dû s'adapter. On a acheté des lampadaires de la ville de Paris que l'on a disposé à des endroits différents. On a beaucoup travaillé avec du sodium, du mercure. Gaspar ne voulait pas de gélatine mais des couleurs. J'avais acheté des bombes spray de couleurs pour colorier mes ampoules. La couleur fondait au bout d'une heure. On a vraiment joué là-dessus et c'était stimulant. Ça m'a ouvert l'esprit de faire un film autrement et ça envisage le cinéma d'une façon différente. Ce qui est amusant en y repensant, c'est que Gaspar m'a demandé de faire sur Irréversible un travail que je maîtrisais bien. J'ai toujours aimé les lumières naturalistes que l'on retravaille pour les rendre plus vivantes. Il est vrai que j'éclaire peu mais j'éclaire autrement. C'est sans doute Gaspar qui a mis le doigt sur quelque chose que je maîtrisais mais dont je ne m'étais pas rendu compte. cela m'a permis d'aller plus loin dans mon style. Sur Irréversible, la difficulté n'a pas été d'éclairer mais de gérer Gaspar qui partait dans tous les sens avec sa caméra. Comme on faisait tout de nuit, il fallait éclairer des endroits. On a dû ruser. Par exemple, si on allait repérer une rue, je savais qu'il fallait préparer toute la rue parce qu'il allait tourner où il voulait. Un réalisateur plus conventionnel indique là où il tourne. Ce qui est intéressant avec lui, c'est que tout est ouvert. Donc ça me permet de créer beaucoup de choses, de rebondir, de ne pas rester bloquer.»
THE CARD PLAYER, de Dario Argento.
the card player
«J'ai fait The Card Player, de Dario Argento sept mois après Irréversible. J'étais content de partir en Italie pour travailler sur un film d'Argento. C'est un personnage... Il a travaillé avec les plus grands chef-opérateurs au monde et j'étais presque intimidé de passer après eux. Je me souviens qu'il voulait renouveler son cinéma avec ce film et désirait repartir sur une image plus jeune, plus actuelle. Et moins s'embêter avec des chef-opérateurs plus installés. Il voulait des couleurs, que ce soit assez vivant, tout en gardant les jolies filles, ses plaisirs coupables.»
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CINE : VINYANUn couple endeuillé par la perte d’un enfant pendant le Tsunami. Un drame intime... | ||
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CINE : VINYAN




























