RAGING BALL de nicolas duval
Pour commencer et faire plus ample connaissance, pouvez-vous nous présenter brièvement votre parcours ?
Alors, mon parcours est assez varié. Disons que l'on y trouve un peu de Bac S, un peu de DUT mesure physique et puis, pour finir, un peu de DESS commerce international. Tout cela en poche et mes parents rassurés, je suis ensuite venu à Paris avec plein de dessins et un petit site internet que j'avais réalisé à la maison, sous Flash V1. C'est entre autres grâce à ça que j'ai été embauché chez TF1, où j'ai travaillé pendant deux ans sur leur site et le lancement de la chaîne TFOU.
Vous avez donc dû tout apprendre sur le tas ?
Non, pas tout à fait, parce que j'étais en même temps inscrit à une école. Mais comme l'enseignement n'y était que théorique et ne m'apportait alors que les bases, je creusais au fur et à mesure tout ça le soir après le travail, en me plongeant dans les programmes de compositing et de 3D. En parallèle, et comme j'avais toujours l'envie de réaliser, j'écrivais en même temps plusieurs scénarios, et c'est celui de Raging Ball qui est sorti du lot. Assez simple dans le concept et en même temps très ambitieux au niveau de l'image, c'était un projet parfait pour faire mes premières armes et j'avais donc vraiment hâte de m'y mettre.
RAGING BALL de nicolas duval
Alors, justement, comment avez-vous procédé pour faire aboutir le projet ?
Une fois le scénario bouclé, j'ai commencé à prospecter auprès des producteurs avec l'intention de réaliser Raging Ball. Mais bien sûr, mon manque d'expérience jouait contre moi et il a fallu que je trouve une solution pour pallier ce manque de crédibilité. Je me suis alors enfermé dans mon appartement et j'ai réalisé toute l'introduction en 3D, le générique, plus de nombreux effets de balle avec leurs mouvements de caméra. Une fois cela sous le bras avec le dossier et les dessins conceptuels, ça a été tout de suite plus vendeur et un producteur a eu le courage de prendre un petit réalisateur sous son aile.
En revanche, comme nous n'avions quand même pas beaucoup de fonds, il a fallu se débrouiller et récupérer pas mal de choses de-ci, de-là, et il y a eu une vraie razzia sur les vieux vêtements et autres accessoires chez les parents, amis et un peu aux Puces.
Et en ce qui concerne l'équipe ?
J'avais entre-temps rencontré Eric Gendarme (crédité en tant que "conseiller technique" sur le court-métrage - NDLR) et c'est lui qui m'a aidé à monter une équipe technique très pro. Enfin, comme des postes restaient vacants, j'ai fait la tournée des écoles de maquillages, SFX et costumes et j'ai aussi passé des annonces sur internet.
Tout ceci une fois bouclé, nous avons alors pu tourner pendant quatre jours avec plein de gens motivés, passionnés et dans une super ambiance, ce qui était parfait !
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