Parce que sa réalisation va dans le sens d'une image documentaire, comme si tout avait été tourné sur le vif, il est bien évident que l'image ne cherchera pas à faire des merveilles. D'autant que cela irait à l'encontre des désirs esthétiques du réalisateur, très inspiré par le cinéma des années 80 et ses péloches comme
Maniac. L'utilisation d'un visuel sale et granuleux est donc volontaire, pour mieux retranscrire la psyché perturbée du serial-killer et établir la filiation avec ces pairs, et on ne peut donc dès lors réellement critiquer les défauts de l'image, qui participent de cette sensation de malaise et d'instabilité régnant sur le film.
Quoiqu'il en soit, le transfert AVC nous délivre un meilleur niveau de détail que celui de l'édition SD même si l'ensemble demeure granuleux et parfois un peu trop brute dans la gestion des contrastes. La palette colorimétrique répond aux exigences du réalisateur et même si les conditions de visionnage ne sont pas optimales, elles respectent les volontés artistiques.
BTK 2008 br
BTK 2008 br