Un très beau télécinéma qui garde le grain propre à la pellicule rendant hommage à la photo particulière et très travaillée du film.
Les contrastes sont excellents et permettent une lisibilité irréprochable. D'autant plus appréciable que le film se déroule quasi exclusivement de nuit.
Attention les oreilles. La piste 5.1 est d'une redoutable efficacité.
Dès qu'il y a des morceaux musicaux (et il y en a quasiment tout le temps), ça déménage.
Mention particulière à la rave party où la musique techno se déchaîne : des basses monstrueuses, une exploitation parfaite de tous les canaux. Impossible de ne pas rentrer dans le trip et difficile de ne pas taper du pied.
Filmographie des acteurs. Court making-of sans intérêt. Clips musicaux.
Un commentaire audio très pertinent de Doug Liman et de son monteur.
Le vrai plus, ce sont les 14 scènes coupées au montage. Enfin, à priori, car une fois visionnées, on ne peut qu'être déçu. Il ne s'agit en fait que de scènes filmées de manière différente, rien de bien nouveau. Les deux ou trois scènes réellement novatrices ne sont pas très palpitantes.
Pour son deuxième film, Doug Liman reste fidèle à l'univers de Swingers: jeunes, alcool, sexe, drogue, fêtes et Las Vegas.
Ce qui faisait le charme de son premier film, c'est le côté vécu des choses : interminables soirées pour trouver un plan drague, l'hilarante situation concernant le moment où il faut appeler la fille rencontrée la veille.
Mais ici, on sent l'oeuvre de commande. On assiste donc à un véritable exercice de style, une sorte de After Hours de la côte ouest avec un découpage très Pulp fiction.
Même si le film semble tourner en rond, le rythme imprégné par le réalisateur emporte tout sur son passage. On se laisse prendre par la bande son (très techno), par le découpage souvent déroutant de Doug Liman. Et le jeu des acteurs emporte le tout.
Un peu vain mais très distrayant.
Par Laurent Pécha