Bénéficiant d'un encodage 16/9, l'image est bien définie (quoique un peu trop douce à nos yeux). La compression est globalement bien maîtrisée ne laissant filtrer que quelques rares défauts dans les arrières plans. Seul bémol : des couleurs un peu ternes.
Une VF DD 2.0 claire mais peu dynamique. La musique est toute fois bien retranscrite et bénéficie d'une belle ouverture des canaux avant.
Un menu fixe et musical permet d'accéder aux deux épisodes ainsi qu'aux différents chapitres.
Rémi ou toute la misère humaine d'une époque.
Dans une France froide et misérable où les enfants abandonnés ou orphelins pullulent comme les étoiles du ciel, et survivent dans des conditions que l'on qualifierait aujourd'hui d'inhumaines, commence notre histoire.
Rémi est un enfant de noble abandonné à demi mort à sa naissance et recueilli miraculeusement dans une famille paysanne pauvre. L'enfant grandissant et la misère persistant, il a vendu par son père adoptif à un vagabond au grand coeur. Il connaîtra ainsi la déchirure, la faim, le froid, et la peur.A travers les vicissitudes de cette vie de errance, Rémi n'en sortira ni aigris, ni mauvais, mais toujours plus fort. Son innocence et sa tendresse seront ses meilleurs atouts. Partout où il ira il sèmera espoir et amitié.
Une histoire pour enfant, avec (heureusement) un « happy end » des plus merveilleux. D'autant plus que le déroulement du destin de Rémi est pavé de tristesse et de cruauté à faire pleurer tout au long de la première partie. Cette éternelle espérance d'un avenir meilleur nous fait comme les personnages espérer un avenir meilleur, et donc nous emmène jusqu'à la fin de cette histoire. Et dans cet hiver qui n'en finit pas, La dame de la péniche est comme le soleil et Pierre Richard ou son personnage est la chandelle chaude et lumineuse et qui ne vacille pas et qui nous mène jusqu'à elle.
Une superbe adaptation du roman d'Hector Malot remplie d'émotions, de joie et de tristesse, de tendresse et de simplicité. Pierre Richard compose admirablement son personnage et nous prouve sa capacité à nous faire pleurer autant que rire.
Par Sabine Callies