Si la compression n'est pas parfaite, le transfert 16/9 de TF1 Vidéo fait preuve d'une excellente luminosité et de teintes très naturelles. Les couleurs sont riches et chaudes, bien saturées et la définition tout ce qu'il y a de plus honorable.
La piste 2.0 française accuse une dynamique globale très satisfaisante nous offrant des dialogues clairs et bien présents ainsi que des ambiances surround sobres. Il faut cependant reconnaître que les voies arrière ne sont que très rarement sollicitées.
Un menu animé et sonore.
Côté suppléments, on ne peut pas dire que cela soit vraiment la joie. On trouve en premier lieu les filmographies de Gérard Jugnot, Victoria Abril et de Jean-Pierre Cassel, les bandes annonces de ‘'Casque Bleu'', ‘'Pinot simple Flic'', ‘'Une époque formidable'', ‘'Meilleur espoir féminin'' et de Fallait pas !''.
Enfin, et sans aucun doute le plus intéressant de cette édition, une interview du comédien / réalisateur d'une durée de 32mn14. Jugnot c'était déjà illustré dans cet exercice pour l'édition de Pinot et reprend ici du service n'hésitant pas à rentrer dans les détails, exposant les mauvais souvenirs comme les bons, et y allant toujours volontiers de sa petite anecdote.
Tout cela sans oublier l'essentiel lien Internet de l'éditeur.
Après un escapade amoureuse, Patrick (Gérard Jugnot) offre à sa femme (Victoria Abril) des vacances au soleil...mais le lieu n'est pas forcément bien choisi et la guerre vient semer la pagaille dans ce qui aurait du être un moment d'agréable retrouvailles.
Jugnot rate son coup !
Trois ans après le succès remporté par son excellente comédie dramatique, Une époque formidable, Gérard Jugnot tente de retrouver le juste milieu entre la comédie et le drame. Mais là où tout faisait mouche trois ans auparavant, ici, c'est la débandade ! Le problème est que le spectateur ne sait jamais où se placer et se retrouve la plupart du temps le ‘'cul entre deux chaises''. D'une part les situations comiques ne le sont pas vraiment, et le choix de mêler la comédie à la guerre et aux Casques bleus ne fonctionne pas. Jugnot commettra d'ailleurs la même erreur deux ans plus tard en ‘attaquant aux problèmes de sectes. Son scénario ne siat pas vraiment dans quelle direction aller : les problèmes du couple ou la guerre ?
Le constat est simple ! Tant qu'il fait dans l'''humain'', le réalisateur trouve son élément et parvient à créer un univers à la fois sensible et drôle, mais dès qu'il s'attaque à des problèmes de ‘'société'' plus que sociaux, il ne parvient pas à trouver son équilibre. En cela Casque Bleu n'est qu'un pavé dans la marre, une comédie à oublier !
Par Pascal Faber