A l’instar du DVD de Earth vs. the spider, l’image est admirable. Joliment contrastée et possédant une chroma parfaitement saturée, elle dispose d’un transfert 16/9 probant et d’une compression remarquable.
Originalement mixée en Dolby Surround, la bande son a bénéficié ici de mixages DD 5.1. L’apport est indéniable comme le prouve une remarquable séparation des canaux et une dynamique poussée. Il n’y a pas de jaloux entre la VO et la VF, les deux mixages proposant des ambiances identiques. Une bande son efficace qui comblera les amateurs d’effets bien localisés.
Esthétiquement, le DVD n’a pas grand chose pour lui : jaquette impersonnelle, froide et laide (seul avantage : c’est le même graphisme pour toute la collection créatures). Les quelques suppléments proposés s’avèrent bien décevants. A commencer par le commentaire audio (Vost) de Stan Winston et Shane Mahan. Ils ne font que paraphraser ce qui se passe à l’écran ou se féliciter de la qualité du film. Sans intérêt ! Idem pour le making of (Vost, 3mn 45) qui n’offre que de brèves images des préparatifs du tournage. Seul bonus intéressant, la galerie de monstres qui permet d’admirer le travail effectué sur les effets spéciaux (4 rubriques : Dessins, La création du monstre, photos du tournage et photos de production). On trouve ensuite les bandes annonces de la collection Créatures, Godzilla, Les vampires du désert, The Breed et Hollow Man ainsi que les filmographies de Randy Quaid, Nastassja Kinski et Stan Winston.
Quand une série de meurtres étranges se déroule dans une petite ville tranquille, tout le monde suspecte la nouvelle arrivante : la psychologue pour enfants, Jennifer Stillman (Nastassja Kinski). Pourtant, tout prête à croire que le jeune enfant du docteur (Randy Quaid) est lié à ces disparitions macabres. Souffrant de troubles psychiques, il est même intimement persuadé d’être le fils d’un extra-terrestre.
Malgré une atmosphère mystérieuse (du moins dans le premier tiers du film) qui tient quelque peu en haleine et des effets spéciaux soignés (même si on regrette amèrement de ne pas voir la créature de manière plus explicite), The day the world ended, remake éloigné d’un film de SF fauché signé Roger Corman produit pour le câble américain (HBO) par Stan Winston, échoue dans sa tentative de mélanger l’univers d’X-Files et de Twin Peaks.
A l’image de son héroïne (Nastassja Kinski, totalement dépassée) perdue dans une sombre et improbable histoire de vengeance, le spectateur subit les péripéties de plus en plus rocambolesques sans jamais parvenir à y adhérer, seuls les apparitions éclairs et les meurtres sanglants commis par la créature protéiforme nous sortant de notre léthargie.
Par Laurent Pécha