Cette OAV est présentée au format 1.33 d'origine et bénéficie d'un master irréprochable. Les couleurs sont d'une vivacité très plaisante et la compression est très correcte (60 minutes sur un DVD simple couche).
Les pistes française et japonaise toutes deux en stéréo sont d'une puissance plus ou moins équivalente. Les aigus sont clairs et précis. Les effets sonores et musicaux sont très efficaces.
De sympathiques pages de menus animées et sonores. Le chapitrage est composé de 6 vignettes animées et titrées réparties sur deux pages (une pour chaque épisode). La page des bandes-annonces est assez particulière. Il s'agit en fait d'une image fixe représentant les différents personnages de la série. La sélection de chacun d'entre eux donne accès à une bande-annonce. De gauche à droite ça donne : Berserk, Boogipop Phantom, Cowboy Bebop, Inuyasha, Lain, Big O & Trigun.
Hiroshi est un jeune orphelin sans le sou dont l'ambition est de pouvoir voyager à travers l'espace en toute liberté. Pour ce faire, il se rend de façon clandestine sur la planète Daibaran, dont la production de minerai énergétique lui permettrait de pouvoir fabriquer un vaisseau spatial comme l'on fait le captitaine Harlock avec ''L'Arcadia'' et Emeraldas avec le ''Queen Emeraldas'' grâce à l'aide d'un construceur de génie, Toshiro...
Une tête de mort pour emblème, une balafre sur la figure... pas de doute, Emeraldas est bien l'alter-ego féminin du capitaine Harlock (Albator en VF). Visiblement consacré à ce personnage charismatique et mystérieux, force est de constater avec regret que Queen Emeraldas ne nous apprend pas grand chose d'intéressant sur la belle. Seules quelques répliques en voix-off - et redondantes - nous donne des indications sur son état émotionnel (''Le souvenir de mes amis et de mon amour perdu m'accompagne dans mes voyages'') et c'est tout. Le reste du temps, Emeraldas n'est qu'une silhouette westernienne qui impressionne ses adversaires par sa réputation et de temps en temps par son savoir-faire (au flingue, à l'épée laser etc...). Ce qui est fort dommage quand on sait quelle richesse intérieure possèdent les personnages de Leiji Matsumoto. La mise en place est bien trop lente pour des épisodes aussi courts. On a l'impression que le scénariste cherche à étirer les scènes d'exposition au maximum pour masquer le manque d'idées flagrant de Queen Emeraldas. Techniquement les scènes d'animation sont de bonne facture (l'ajout de séquences en images de synthèses n'était pas vraiment indispensable) mais elles ne réussissent pas à combler le vide scénaristique de cet OAV décevant.
Par Frédéric Ambroisine