La première (et dernière) impression est : « Dommage ! » Le pressage se voit perturbé par un voile granuleux constant. Ce qui est d'autant plus dommage que les couleurs sont pimpantes et parfaitement tranchées. De là découle forcément et malheureusement une définition imprécise et un manque d'éclat flagrant. Certains plans frôlent même la limite du supportable pour un DVD.
Déception également d'un point de vue sonore. La version originale, malgré son mixage Dolby Digital 5.1, ne fait pas de merveilles. Seuls les passages musicaux bénéficient d'un relief acceptable. Pour le reste, les dialogues sont écrasés sur la voie centrale quand ils ne sont pas engloutis par la bande originale (un bon point malgré tout pour les chansons sous-titrées). Que dire de la version française (Dolby Surround) sinon qu'elle est pitoyable tant elle se montre en retrait (heureusement les chansons ne sont pas traduites). Tout est canalisé sur la voie centrale. Autant vous dire que question amplitude, il faudra repasser. Même la version allemande a plus de pêche.
Bonus...Vous avez dit bonus ? Ce n'est pas sur cette édition qu'il faudra chercher. Pas même une bande annonce. Le vide absolu et une interactivité réduite au stricte minimum !
Premier grand rôle pour Michelle Pfeiffer, Grease 2, s'il ne tient pas la longueur face à son aîné (et c'est le moins qu'on puisse dire), parvient à garder un côté « fun » que l'on trouvait déjà dans Grease premier du nom. Mais ne cherchez pas trop loin : tout repose sur les épaules de la comédienne qui assume son rôle de Pink Lady à 200%.
Néanmoins, certaines séquences chantées comme « le cours d'éducation sexuelle » ou encore « l'abri atomique » parviennent à maintenir le film à un niveau acceptable même si l'on est en droit de regretter le côté beaucoup trop caricatural des T-Birds.
En résumé, les fans de Grease seront sans doute déçus de ce second opus, mais les aficionados de Michelle Pfeiffer devraient être agréablement surpris, voire séduis, même si son meilleur film musical reste incontestablement Susie et les Baker Boys.
Par Pascal Faber