Si la définition n'est pas toujours optimale, Disney nous livre un pressage très convenable à la compression on ne peut plus honorable et exempt du moindre défaut de pellicule. Comme ce fut déjà le cas pour Intolérable cruauté chez Universal, les teintes apparaissent plus jaunes que naturelles mais en revanche la saturation des couleurs est parfaite. Les contrastes, quant à eux, auraient pu être un peu plus poussés. Mais l'ensemble reste au demeurant très acceptable.
D'un point de vue sonore, les mixages anglais et français Dolby Digital 5.1 accusent un relief moindre ne mettant guère en valeur que la bande originale (très variété) et quelques rares effets « surnaturels ». Néanmoins, les dialogues sont clairs et parfaitement ciselés. Un mixage typique de comédie. A noter que la version anglaise, comme d'habitude, se voit offrir une bien meilleure dynamique (448 kbit/s contre 384) que son homologue française.
Les amateurs de commentaire audio (vost) pourront se délecter avec celui du réalisateur qui revient sur moult détails du tournage. Quant aux fans de Jim « élastique » Carrey, ils retrouveront leur idole dans une succession de 15 scènes coupées (vost) à l'intérêt globalement moyen ainsi que dans un bêtisier (vost - commentées ou non par le réalisateur) parfois très drôle. Le petit module sur la Méthode Jim Carrey (vost), interview du réalisateur, (et l'on est loin de la Méthode Actor Studio) est, lui, dénué de tout intérêt.
Journaliste pour une chaîne de télévision locale, Bruce Nolan (Jim Carrey) rêve de passer sur le réseau national. Vexé par son éviction pour le poste de présentateur national, il rend Dieu responsable de tous ses malheurs. Dieu (Morgan Freeman) lui offre alors ses pouvoirs pour une semaine afin qu'il prouve qu'il peut être meilleur dans sa gestion du monde.
Le réalisateur Tom Shadyac retrouve pour la troisième fois son interprète de Ace Ventura et reste on ne peux plus fidèle au registre de prédilection du comédien (portant remarquable dans un univers plus sobre : Truman Show, The Majestic). Mais il faut bien reconnaître que les deux compères s'en donnent à coeur joie et ne cherchent à aucun moment à intellectualiser un propos qui n'a pas lieu d'être. Le but premier de ce film étant le divertissement, il faut bien admettre que l'on est servi. Si l'on peut regretter un certain manque de finesse, les ficelles n'étant pas toujours bien discrètes, Jim Carrey développe une énergie incroyable et sert son personnage avec l'humour et la dextérité que l'on connaît au comédien. Seul petit « hic » : Jennifer Aniston et Morgan Freeman ne parviennent que très rarement à faire autre chose que de la figuration.
Par Pascal Faber