Si l'on note quelques très légers artéfacts de compression, la chaleur des couleurs et leur remarquable saturation nous offre un très agréable spectacle visuel. La définition bénéficie d'un très beau piqué et les contrastes sont parfaitement appuyés. On se retrouve donc devant une très belle édition au master 16/9 plus qu'appréciable.
Afin de mieux profiter du relief du spectacle, optez immédiatement pour la piste Dolby Digital 5.1. Celle-ci se montre très précise et d'une dynamique particulièrement appréciable. Les textes y sont clairs et bien ciselés. On regrettera juste la prise de son en direct qui donnent aux chants un sentiment de distance. Le caisson de graves se montre un agréable compagnon de voyage.
En revanche, la version stéréo fait preuve d'une incontestable faiblesse en matière de dynamique d'ensemble.
En bonus, vous trouverez sept modules malheureusement trop courts pour se montrer d'un grand intérêt :
"Le Casting" (2mn22) nous présente les chanteurs lors de leurs auditions, "La préparation" (3mn10) est un petit montage musical d'images de répétitions de chorégraphies et d'enregistrements musicaux, "Le making of des clips" (4mn37) vous entraînera sur le tournage des clips vidéo des morceaux phares de la comédie musicale, "Les coulisses" (4mn) vous montrera le "backstage" de la première à Paris, "Les costumes" (2mn15) est, comme son nom l'indique, un petit module sur la création des costumes, "Quelques moments volés" (2mn06) est sans conteste la featurette qui ne fera plaisir qu'aux participants du spectacle. Enfin, vous trouverez les cinq clips issus du spectacle.
Ni les américains, ni les anglais n'avaient osé le faire (et pourtant ils sont passés maître dans le genre). Cela n'a pas retenu Gérard Presgurvic, à qui l'on doit déjà la sirupeuse adaptation de Roméo et Juliette, de s'attaquer à l'adaptation de l'oeuvre de Margaret Mitchell dans une version pour la scène. Malheureusement Presgurvic est un compositeur limité et possède un registre bien plus proche de la variété que de celui nécessaire pour donner du souffle à un spectacle musical. Sa partition n'est pas sans rappeler les lignes mélodiques de « Roméo et Juliette » et l'on tombe dans le même registre et l'ensemble manque incontestablement d'ambition. Reste les chanteurs qui défendent, pour la plupart, très honnêtement leur partition mais qui, une nouvelle fois, devraient faire un petit tour du côté des écoles de théâtre avant de fouler les planches.
Pour une telle fresque historique, la mise en scène de Kamel Ouali (le chorégraphe de la Star Academy) manque de profondeur et d'imagination. Si ses chorégraphies tiennent globalement la route, sa mise en place scénographique reste bien trop académique pour rivaliser avec des spectacle comme Les Misérables, pour ne citer qu'une création française.
Par Riff Person