Une image de bonne facture malgré des arrières plans qui manquent de netteté et de stabilité dès que la caméra se met en mouvement. Les couleurs sont d'une bonne tenue.
Un Dolby Digital 5.1 qui ne fait pas de vague.
Le film contient très peu d'ambiances sonores mise à part la partition musicale. De ce fait, les enceintes arrières ne sont que très rarement sollicitées. En revanche, à l'avant tout se passe pour le mieux dans une belle clarté.
Un menu fixe et muet mais d'un esthétisme soigné.
Coté suppléments on ne trouve que les filmographies de Alyssa Milano, Xander Berkeley, Jonathon Schaech et de la réalisatrice Anne Gousaud.
Seule originalité de ce DVD et comme le premier volet, New Line nous offre les deux versions du film, à savoir la version tout public (106 minutes) et la version censurée (108 minutes), en plein cadre et en format respecté.
Lily, jeune fille peu sûr d'elle, (Alissa Milano) débarque à Los Angeles pour prendre des cours de peinture. Dans l'appartement qu'elle partage avec plusieurs locataires elle tombe sur le journal intime de Ivy. Ce dernier va changer sa vie.
Terriblement ennuyant.
Anne Gousaud, déjà réalisatrice des très regrettable Embrace the Vampire et 9 semaines et demi 2 et monteuse du Dracula de Coppola, nous sert un film d'une pauvreté exemplaire.
Elle a tellement peu de chose à dire qu'elle prend tout son temps pour rentrer dans cette histoire à deux francs cinquante où l'on s'ennuie ferme. Elle s'enlise dans un mise en scène d'une mollesse incroyable. Au final, on se retrouve dans un film qui n'est ni plus ni moins qu'une perte de temps.
Certes plus ‘'sensuel'' que le premier volet, sans pour autant être plus érotique (générique compris, il n'y a que 5 malheureuses scènes érotiques d'une durée de 12 secondes chacune), Poison Ivy 2 relève autant du thriller que son prédécesseur. Et encore, là où le premier essayait d'apporter un brin de tension à l'histoire, celui-ci n'y arrive guère mieux et il nous faut attendre 1 heure 30 min avant qu'il ne se passe vraiment quelque chose et au bout de trois minutes c'est fini !
Malgré les efforts de Alissa Milano (Madame est servie) et de Jonathon Schaech (That Thing You Do) pour sauver ce film de la banalité dans laquelle il sombre au bout de 10 minutes, le film ne deviendra jamais plus ce que qu'il est : un gros nanar que même les amateurs du genre bouderont à coup sûr.
Par Pascal Faber