Le spectacle visuel est de premier choix grâce à un éclat global d'excellente qualité. La compression est particulièrement bien maîtrisée même si l'on note quelques artéfacts dans les mouvements de caméras rapides. Les couleurs sont vives et chaudes et garantissent un spectacle coloré. Une édition soignée !
La piste Dolby Digital 5.1 nous procure un sentiment d'immersion magnifiquement réalisé grâce à une exploitation soignée des ambiances musicales sur les voies arrières. La dynamique d'ensemble trouve un agréable partenaire de chant en la présence du caisson de graves.
A l'instar du DVD de Belles, belles, belles, les bonus se montrent plus anecdotiques qu'autre chose et guère passionnant pour le commun des mortels. Ainsi vous trouverez un lot d'interviews ((15mn25) où les principaux protagonistes reviennent sur la genèse du projet et leur investissement, la séance d'enregistrement du disque (3mn49), la séance photos (2mn22), un petit module sur la présentation du spectacle à Cannes(6mn21), un mini reportage sur coulisses du spectacle avant une représentation (7mn41), un bêtisier (7mn37) et enfin les clips vidéo (ainsi que leur making of) de la « Chanson des jumelles » et de « Ma seule chanson d'amour ».
Delphine et Solange, deux soeurs jumelles habitant la petite ville de Rochefort, rêvent d'une carrière artistique et de trouver le grand amour. La kermesse qu'installe les forains sur la place va accélérer le tourbillon de la vie et précipiter les rencontres.
Gérard Louvin à la production, Redha à la mise en scène, voilà un tandem décidemment bien prolifique (« Belles, Belles, Belles ») dans le business des spectacles musicaux français. L'adaptation du film de Demy pour la scène gomme certes le parfum de nostalgie dont respire l'oeuvre originale mais la métamorphose se fait avec une intelligence soignée pour laquelle Alain Boublil n'est pas innocent. Il n'est plus ni moins que le responsable de l'adaptation de la comédie musicale culte et au succès mondial Les misérables.
Mais une chose manque cruellement aux comédies musicales françaises : la notion et la dimension du spectacle. Ici, tout est trop sage et sans la moindre prise de risque. N'oublions pas que Redha est avant tout chorégraphe et non metteur en scène de théâtre. Reste un plaisir complice de découvrir les airs de Michel Legrand revus et corrigés sur des rythmes 2004.
Par Riff Person