Comme ce fut le cas pour Voyage à deux, l'éditeur se fend d'un tout nouveau master et effectue un travail de restauration somptueux. Si quelques petits défauts subsistent (essentiellement quelques très légers artéfacts de compression), cette édition nous permet de redécouvrir cette comédie satirique dans des conditions tout simplement exceptionnelles. La définition se montre des plus aiguisées, la palette colorimétrique nous livre des teintes des plus naturelles et des couleurs parfaitement saturées. Un excellent travail.
La piste anglaise mono a bénéficié de la même attention et nous offre des dialogues d'une parfaite clarté. La piste se voit exempte de la plus petite saturation et du moindre souffle et se présente dans une très agréable dynamique.
Pete n'Dud (6mn21 – vf) : Ou comment le duo de Fantasmes a influencé toute une génération de comiques satiriques, dont les Monty Python. Peter Cook et Dudley Moore ou les grands comiques satiriques novateurs : le parcours de deux comédiens endiablés !
Fantasmagories (20mn48 – vf) : Marc Cerisuelo, spécialiste de la comédie sophistiquée, analyse le film de Stanley Donen autour de la fluidité du récit, de la théologie et de la satire de la société anglaise. Au travers de ce module, on sent toute la passion et le respect de Cerisuelo pour Donen et son travail. Il nous livre une analyse pointue et non dénuée d'intérêt de Fantasmes et de son impact sur le public et dans la vie de Donen.
On trouvera enfin la bande annonce du film.
Stanley Moon est totalement amoureux de Margaret, serveuse dans le bar où il travaille. Timide et au bord du suicide, il reçoit la visite de Spiggott, le diable en personne. Ce dernier s'engage, en échange de l'âme de Stanley, de faire succomber la femme de ses rêves en lui donnant le droit à la réalisation de sept voeux...
Avec , Stanley Donen s'essaie à un tout nouveau registre, ce que l'on a appelé la « comédie sophistiquée ». Confiant les deux premiers rôles aux comiques satiriques de l'époque, Dudley Moore et Peter Cook, il revisite le mythe de Faust, et nous livre une oeuvre à part, un essai, dans une filmographie pleine de chef d'oeuvre. Cette comédie incisive et déjantée aura du mal à trouver son public lors de sa sortie en salles et l'on redécouvre aujourd'hui cette oeuvre avec un tout nouveau regard et l'on se rend très vite compte que Stanley Donen était en avance sur son temps, précurseur d'un humour que l'on retrouvera, poussée à l'extrême, chez de nombreux comiques.
Par Benjamin Bach