Paramount nous livre des transferts sensiblement identiques aux passages télévisés et à ceux des saisons précédentes. On note un léger grain constant plus ou moins présent selon l'intensité lumineuse et quelques rares défauts de compression. Mais dans l'ensemble, la facture générale se montre très positive. Les masters sont propres, les couleurs bénéficient d'une bonne saturation, la définition se montre globalement bien pointue et les contrastes nous procurent une profondeur fort plaisante.
Les mixages Dolby Surround anglais et français font très correctement leur boulot dans la restitution des dialogues sur la voie centrale et distillant habilement les différentes ambiances sur les canaux surrounds. La spatialisation, sans être des plus précises, parvient à nous offrir un relief fort agréable lors des scènes de confrontation. Notez que le doublage française se montre pour une fois relativement fidèle au jeu des comédiennes américaines mais accuse la fâcheuse tendance à mettre les dialogues un peu plus en avant que son homologue anglais et perd donc en naturel.
Aucun.
Attention : cette saison est divisée sous la forme de deux coffrets.
Les trois charmantes sorcières urbaines des temps modernes Phoebe, Piper et Paige, ayant le chic pour être au mauvais endroit au bon moment arrivent pour la saison 4. Prue est morte mais le pouvoir des Trois est toujours là. Alors que Piper et Phoebe sont effondrées par la perte de leur soeur aînée, elles découvrent l'existence de leur demi-soeur Page Matthews. Celle-ci étant à moitié un être de lumière, elle a le pouvoir de se déplacer d'un endroit à un autre. Elle rejoint les soeurs Halliwell et recrée ainsi le trio magique protégeant les innocents et combattant les forces du mal.
Avec un retournement auquel ne s'attendaient que les fanas de la première heure (la mort de Prue à la fin de la saison 3 ou plutôt le départ de Shannen Doherty), parcourant jour et nuit les sites de rumeurs internet, la série prend un nouvel essor... comme quoi, parfois, le changement a du bon. Même s'il s'agissait là de la plus puissante des trois sorcières, son personnage tendait à devenir ce qu'est la comédienne au quotidien : particulièrement antipathique. La série trouve également plus de liberté et l'audience, à cette époque étant croissante, les budgets s'en font ressentir, et les effets spéciaux bénéficient de plus d'attention.
Même si cette série demeure axée vers un public adolescent, il faut bien lui reconnaître de belle qualité scénaristique, alliant habillement suspense, humour et action.
Par Benjamin Bach