Paramount nous livre des transferts sensiblement identiques aux passages télévisés et à ceux des saisons précédentes. On note un léger grain constant plus ou moins présent selon l'intensité lumineuse et quelques rares défauts de compression (les arrières plans ne sont pas toujours des plus fluides). Mais dans l'ensemble, la facture générale se montre très positive. Les masters sont immaculés, les couleurs bénéficient d'une excellente saturation, la définition se montre globalement bien pointue et les contrastes nous procurent une profondeur fort plaisante.
Les mixages Dolby Surround anglais et français se montrent tout aussi soignés que lors des précédentes saisons et même s'ils font la part belle aux dialogues, par ailleurs d'une clarté angélique, les voies surrounds ne sont pas en reste lors des scènes de confrontation et dans l'exploitation de la bande originale. Notez que le doublage français se montre pour une fois relativement fidèle au jeu des comédiennes américaines mais accuse la fâcheuse tendance à mettre les dialogues un peu plus en avant que son homologue anglais et perd donc en naturel.
Aucun.
Attention : cette saison est divisée sous la forme de deux coffrets.
Piper, qui avait appris dans la quatrième saison qu'elle était enceinte de Léo prépare la venue de son premier bébé. Mais de grands chambardements vont donner lieu à une grande lutte des forces du mal contre nos gentilles sorcières. Cole, mi-homme mi-démon est quant à lui bien décidé à tout mettre en oeuvre pour récupérer son ex femme Phoebe.
Si vous prenez cette série en cours de route, vous risquez d'être un rien perturbé tant les rapports entre les personnages deviennent de plus en plus « complexes » et les scénaristes, n'étant jamais à cours d'idées, ne semblent guère vouloir se limiter dans la venue de nouveaux « monstres » et la génération de nouveaux conflits (Buffy n'est plus très loin). Cette cinquième saison regorge de rebondissements (Cole enfin vaincu par les jeunes sorcières, naissance de Wyatt, Victoire des Titans sur les fondateurs...) et c'est ce renouveau constant, cet abus de « trouvailles », qui fait que certains fans de la première heure commencent à décrocher... le caractère antipathique de Paige ne faisant rien pour aider les choses.
Quoiqu'il en soit, les scénaristes s'amusent dans des grands enfants et nous réservent quelques épisodes qui font que le gros du fan club est toujours bel et bien présent et n'est pas prêt à lacher prise.
Par Benjamin Bach