Si certains maîtrisent le traitement de l'image DV lors du tournage, ce n'est malheureusement guère le cas du réalisateur Simon Fellows et de son chef opérateur. Le transfert n'est pas en soit complètement catastrophique, mais tout simplement raté à la source. La technique ne fait qu'utiliser un matériau bâclé. On note donc une image sans grande définition et particulièrement granuleuse, et dès que l'on a un peu de lumière, l'image est bien trop lisse pour être belle.
Les pistes Dolby Digital 5.1 anglais et française parviennent à éclabousser de temps à autres, procurant ainsi aux scènes d'action un relief quelque peu abrupt, mais ce n'est pas la finesse qui prime, tout comme le jeu d'acteur de JCVD d'ailleurs. L'ensemble demeure cependant clairs, même si sans fioriture.
Seul bonus, un lot de bandes annonces.
Sam Keenan est un officier rattaché à l'ambassade américaine d'un petit pays de l'Europe de l'Est. Lors d'une tentative de coup d'état, le président se réfugie à l'ambassade mais l'ambassadeur américain est tué au cours de ces évènements. Sam Keenan prend donc le contrôle des opérations et entend bien rétablir l'ordre et la paix.
Un film de JCVD est un peu comme un Beaujolais. Chaque année on attend la nouvelle cuvée en espérant qu'elle sera meilleure que la précédente, plus sucrée, plus fruitée... et chaque année la déception est au rendez-vous. Ici, il n'y a tout simplement rien à sauver tant le scénario est vide de corps, la réalisation insipide, les comédiens transparents et les dialogues risibles. La vendange à été réalisée trop tard et le raisin était pourri avant d'être mis en tonneau... Mais après tout... un Beaujolais ne sera jamais un grand cru !
Par Riff Person