Si les masters des épisodes de cette seconde saison demeurent, à l'instar du premier coffret, perfectibles en raison de quelques poussières se promenant au gré du métrage, l'ensemble reste d'une facture très correcte. La définition est fine et pointue au même titre que la gestion des couleurs et l'on notera toutefois quelques petits artéfacts de compression.
Comme ce fut le cas avec le coffret de la première saison, les fans de version originale seront une nouvelle fois déçus en constatant l'absence de VO mais compte tenu du fait que nous avons tous découvert cette série dans la langue de Molière, cette absence ne se fait guère sentir. La piste mono est claire, peut être un peu sourde mais les dialogues se détachent parfaitement de la bande originale et ce sans le moindre souffle. Une facture identique à celle de ce premier coffret.
En guise de bonus, on trouvera comme ce fut le cas pour le coffret de la première saison, une interview (51mn29 – vost), Melissa Guilbert laissant cette fois sa place à Melissa Sue Anderson, aka Marie Ingalls. Cette dernière revient sur son parcours au sein de la série et pendant une heure durant, elle nous livre de nombreuses anecdotes sur cette gigantesque aventure. On pourra également se divertir en répondant à une série de questions sur la série, par le biais d'un petit Quizz.
Un vent de nostalgie souffle sur la prairie. Charles Ingalls, Caroline et leurs filles Mary, Laura et Carrie vous accueillent dans leur petit village de Walnut Grove, où vous retrouverez avec bonheur le charmant docteur Baker et le fidèle Mr Edwards, mais aussi les Oleson et leur peste de fille Nellie.
Que celui qui n'est jamais tombé sous le charme de cette série culte dans son adolescence nous jette la première pierre. Rediffusée de multiples fois sur nos chaînes hertziennes, les aventures de la famille Ingalls a toujours fait pleurer dans les chaumières. Car il faut bien reconnaître que Charles et sa famille ont fait face à toutes les catastrophes du monde avec un aplomb diabolique. Débordant de bons sentiments et de valeurs humanistes les épisodes se succèdent les uns derrière les autres (9 saisons pour 204 épisodes) faisant tantôt place à l'humour, à la fraternité, la haine et les drames.
Bien sûr les clichés pullulent, les claques se perdent souvent et la « guimauve » tend parfois à prendre une place trop importante mais pour peu que l'on décide de refaire un bond dans les années 70/80 on retombera sans le moindre mal sous le charme de cette série un rien moralisatrice et défenseuse des grandes valeurs américaines.
Cette seconde saison amène avec elle son nouveau lot de catastrophes insurmontables pour le commun des mortels, multiplie les tires larmes et on se surprend à aimer détester ou encore à détester aimer cette pléthore de personnages, symbole d'une Amérique bien pensante et aux valeurs chrétiennes.
Par Benjamin Bach