Bien que la facture générale de cette édition HD soit très honnête en terme de définition et de précision, on est en droit de regretter que le transfert soit en tout point identique à celui utilisé pour le transfert SD, datant aujourd'hui d'une petite dizaine d'années. On note ainsi de nombreuses poussières et quelques défauts de pellicule peu gracieux. En revanche, tant pour la palette colorimétrique (jamais la mer n'a paru aussi bleue) que la pour gestion des contrastes, le transfert 1080p amène son lot de corrections non négligeables et l'on peut ainsi redécouvrir le film dans des conditions, à défaut d'être optimales, très honnêtes.
La piste Anglaise Dolby Digital 5.1 Plus fait preuve d'une belle agressivité et se voit habilement soutenue par un caisson de basses des plus actif. Chaque canal en prend pour son grade et met énergiquement en valeur un relief envahissant. Les dialogues préservent toute leur clarté et se détachent sans le moindre mal sur l'enceinte centrale. On bénéficie ainsi d'une belle ouverture et d'une spatialisation soignée.
Comme c'est malheureusement souvent la coutume, son homologue française s'intéresse un peu trop au dialogue même si elle préserve une bonne dynamique.
Non seulement on ne trouve aucun bonus, mais les menus sont tout simplement hideux de simplicité. On se croirait presque revenu au temps des premiers DVD Universal.
Que n'a-t-on pas dit sur Waterworld ? Sombre bouse, ridicule à souhait, nanar qui se prend au sérieux, grotesque... Autant de qualificatifs sans aucun doute exagérés car malgré tout, le film demeure un sympathique divertissement. On est certes bien loin du film d'aventure auquel on pouvait s'attendre sur le papier, mais au final on en arrive à passer un bon moment dès que l'on décide de laisser notre cerveau au porte manteau. Alors bien sûr il y a de nombreuses longueurs et certaines situations peuvent prêter à sourire mais le résultat est bien là : un film d'action estival, dépourvu de message (hormis le signal d'alarme aujourd'hui d'actualité quant à la dégradation de la planète) et qui atteint en partie son but : nous faire passer le temps de façon plutôt sympatoche !
Par Stéphane Mille