toutes les news ROBOT, UN ALLIE POTENTIEL AU SERVICE DE L'HUMANITESommaireKATE WINSLET : EMOUVANTE ET FANTASQUE

GERARD DEPARDIEU : FIGURE POPULAIRE ET MONSTRE SACRE

Tout sur DIAMANT 13 - La Critique - Photos - Le 2009-01-16 02:11:02


Après le Gérard Depardieu dans l'intimité des auteurs, parlons de son statut à part, de grand acteur populaire. Il a pu être à l'affiche de comédies qui furent de grands succès (chez Francis Veber en particulier). Mais le comédien est complexe. On a avec lui un rapport d'affection, puisqu'à côté de l'amateur revendiqué de bonne chère, de belle langue et de bons vins, il y a cette vulnérabilité qui le rend si touchant (dans Jean de Florette par exemple). Alors quand il joue les classiques, il lui apporte ce qu'on aime en lui: cette fêlure toujours présente à côté de son naturel expansif. On a bien du mal à imaginer Cyrano de Bergerac autrement que sous ses traits. Il y a cette voix, puissante, qui est le coeur de rôle de Danton, toujours prêt à bouffer la vie.

Cette voix a son côté feutré, plus obscur et moins tapageur, qui a servi par exemple de très bons polars dernièrement comme 36, quai des Orfèvres d'Olivier Marchal, faisant de lui un gangster charismatique dans Mesrine : l'instinct de Mort de Jean-François Richet. C'est probablement cette veine plus sombre qu'il retrouve avec Diamant 13.




DIAMANT 13 de gilles béat

Succès de comédie
Après son départ de Châteauroux et en suivant des cours de comédie, il lit tout ce qui lui tombe sous la main. Il a toujours partagé avec gourmandise ses trouvailles culturelles (jusqu'à récemment où il donnait lecture de passages de Saint Augustin qu'il admire énormément). Ce partage du patrimoine occupera d'ailleurs une grande partie de sa carrière. Mais à ses débuts, il sera un voyou idiot dans Le Viager de Tchernia, en facteur lunaire dans les Gaspards. On voit sa force et sa générosité mais son talent n'est pas encore dégrossi, dans des rôles absolument anecdotiques, il en fait des tonnes (ce qui contribue paradoxalement à lui donner son identité). Après avoir été révélé par Les Valseuses de Blier en 1974, il démontre l'ampleur de son registre dans Sept morts sur ordonnance de Jacques Rouffio (où deux chirurgiens sont poussés au suicide après avoir été victimes de chantage). Il est apparu auparavant chez Claude Sautet dans Vincent, François, Paul et les autres. Il alternera sans cesse les films d'auteurs et le cinéma populaire.

Cet éclectisme l'imposera comme un acteur de tout premier ordre tout au long des années 70, comme le fer de lance d'une nouvelle génération de comédiens dont l'éclectisme est sidérant (Patrick Dewaere en est un autre grand représentant). Depardieu ne se laissera jamais limiter à un emploi, il touchera à tout, jusqu'à aborder des rivages étranges et inquiétants, dans Les Chiens de Alain Jessua notamment en 1978. Le film dénonce les dérives de l'autodéfense, les habitants se protégeant grâce à des chiens de garde assez effrayants. Depardieu est encore à cette époque, une valeur montante. Il conquiert une place qui sera sans équivalent dans le cinéma français, comme un événement nouveau et un physique hors normes qui sans cesse oscille entre force et une dimension sensible et écorché vive. On l'a vu maintenir cette vulnérabilité chez Pialat, jusqu'à leur dernière rencontre cinématographique dans le Garçu en 1995.




la chevre

C'est ainsi qu'il sera unanimement reconnu et distingué dans les années 80, chez Truffaut et Pialat, mais aussi auprès d'un metteur en scène pour qui il aura une grande fidélité : Francis Veber. Le tandem qu'il forme alors avec Pierre Richard, dans La chèvre (en 1981), Les Compères (en 1983), les Fugitifs (en 1986) sera l'un des plus gros succès de ses années là et l'exemple d'un tandem réussi dans des « buddy movies » bien troussés. Il jouera avec jubilation le bandit rustre flanqué d'un partenaire maladroit, avec une force comique peu commune (on retrouve un peu une dynamique à la « Laurel et Hardy », le gros et le petit). Il retrouvera Veber pour le Placard et Tais-toi, oeuvres moins convaincantes. Dans le même esprit, il tourne Inspecteur La Bavure de Claude Zidi aux côtés de Coluche et compose un bandit inspiré de Mesrine. Il forme en même temps que dans Le Dernier métro, un autre couple de cinéma avec Catherine Deneuve dans Je vous aime de Claude Berri. Il retrouvera ce cinéaste en 1986 pour son interprétation magistrale et exaltée du pauvre Jean de Florette, inspiré de l'oeuvre de Marcel Pagnol, où il opposait son innocence aux manigances du Papet, campé par Yves Montand qui tenait là l'un de ses plus beaux rôles.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3]

GERARD DEPARDIEU : DANS L'ESPRIT DES AUTEURSGERARD DEPARDIEU : DANS L'ESPRIT DES AUTEURS

Ecrire un portrait de Gérard Depardieu, c'est forcément flirter avec l'hy...
 
Liens vers les tests DVD
LE RETOUR DE MARTIN GUERRE
36, QUAI DES ORFEVRES
36, QUAI DES ORFEVRES
DISCO - COLLECTOR
MICHOU D'AUBER
MICHOU D'AUBER
TAIS-TOI
TAIS-TOI
TOUS LES MATINS DU MONDE
TOUS LES MATINS DU MONDE
WANTED
WANTED
RRRRRRR !!!
PLACARD (LE)
PLACARD (LE)
FUGITIFS (LES)
vos avis Ajouter un avis
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
8.5/10
(6 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs
 



box office

1

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 755 835 (1 semaine)




2

DE L'AUTRE COTE DU LIT
entrées : 517 597 (1 semaine)




3

CHE - 1ERE PARTIE : L'AR
entrées : 234 589 (1 semaine)




4

AUSTRALIA
entrées : 1 440 750 (3 semaines)




5

LARGO WINCH - LE FILM
entrées : 1 540 711 (4 semaines)




6

MADAGASCAR 2
entrées : 4 944 011 (6 semaines)




7

BURN AFTER READING
entrées : 1 338 851 (5 semaines)




8

UN BARRAGE CONTRE LE PAC
entrées : 69 299 (1 semaine)




9

THE SPIRIT
entrées : 239 922 (2 semaines)




10

LOUISE-MICHEL
entrées : 265 06 (3 semaines)